Kinshasa, 10 juillet 2025 (ACP).-L’exploitation minière à ciel ouvert, bien qu’essentielle pour l’économie nationale, a des conséquences profondes sur l’environnement et les communautés locales en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué mercredi un expert lors d’un entretien avec l’ACP.
« L’exploitation minière impacte profondément l’environnement et les communautés locales dans l’espace grand Katanga à travers, notamment la destruction des écosystèmes ou encore le déplacement forcé des populations », a déclaré Coco Nestor Mazo, expert.
D’après lui, les cobalts et les cuivres étant les métaux les plus exploités dans le grand Katanga, leur exploitation à ciel dans l’environnement peut provoquer une toxicité systémique, occasionnant plusieurs formes de pollution.
« Il y a la pollution de l’air, les poussières et les émissions de gaz, la contamination de l’eau, les produits chimiques utilisés lors d’exploitation comme des cyanures et des acides sulfuriques peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques, rendant l’eau impropre à la consommation, l’érosion et l’instabilité des sols, le retrait de la couverture végétale qui fragilise les sols », a -t-il cité.
À cela s’ajoute l’accélération des changements climatiques en raison de la déforestation et l’utilisation d’équipements lourds d’exploitation qui contribuent aux émissions de gaz à effets de serre.
S’agissant des impacts sur les populations environnantes, l’expert a déploré le déplacement forcé des communautés vivant autour des sites miniers sans oublier la menace sur la santé publique due à l’exposition aux métaux lourds.
Au nombre des impacts, M. Mazo a évoqué les perturbations sociales avec l’arrivée massive de travailleurs, créant tensions, de l’insécurité et parfois exploitation des enfants, sans compter l’accaparement des terres.
Pour limiter les impacts de l’exploitation minière, il a estimé qu’il est crucial d’agir sur plusieurs manières, en vue de prévenir les troubles, d’informer efficacement la communauté locale.
Cette démarche, a dit l’expert, implique une communication claire et transparente, un renforcement des organisations des espaces de dialogue et de concertation entre les différents secteurs (associations, citoyens, institutions) pour favoriser la compréhension mutuelle.
ACP/JF

