Mbanza-Ngungu, 11 mars 2026 (ACP).- La consommation de l’eau impropre dans certains quartiers de Mbanza-Ngungu, au Kongo central (Sud-Ouest de la République démocratique du Congo), a été déplorée par l’expert en économie de l’eau, lors de sa descente mercredi dans ces entités, a constaté l’ACP.
« Les eaux alternatives issues des puits, sources et autres, non protégées peuvent être la cause de plusieurs maladies, contrairement à l’eau traitée et distribuée par la Regideso qui, généralement, est de bonne qualité », a déclaré Pascal Kazwenga, expert en économie de l’eau.
« Les enfants et les personnes âgées habitant dans ces quartiers sont souvent victimes de diarrhée, fièvre typhoïde, choléra, hépatite ou autres maladies hydrique », a-t-il ajouté.
M. Kazwenga a indiqué que l’accès de l’eau potable est critique avec seulement 26 % de la population desservie par la Regideso. Il a noté que la vétusté des infrastructures, le manque d’investissement et les inondations forcent les habitants à consommer de l’eau impropre, provoquant des risques sanitaires majeures.
« Les quartiers de Loma, Révolution, Kimuingu, Mpete, Savelo ainsi que les cellules Kumbi et une partie de Christ -droit souffrent de cette carence de l’eau potable », a-t-il précisé.
Selon lui, le fait que la Regideso ne dessert pas toutes les douze aires de santé que compte la zone de santé de Mbanza-Ngungu conduirait les ménages à l’utilisation des eaux de substitution à l’eau de cette régie nationale, telles que celles des sources, puits, forages et l’eau des rivières pouvant être contaminées, causant ainsi des risques sanitaires énormes.
Pascal Kazwenga a appelé les autorités compétentes à agir de façon urgente afin de sauver cette couche de la population qui se meurt chaque jour, tout en exhortant la population au danger de ces eaux alternatives. ACP/UKB

