Beni, 28 mai 2026(ACP).- Le niveau de la desserte en eau à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, est estimé à plus de 50% grâce à la libéralisation de ce secteur, a appris l’ACP jeudi des sources administratives.
«Avec l’avènement des opérateurs privés grâce à la libéralisation du secteur de l’eau, la desserte de la ville de Beni en eau s’est améliorée tant soit peu au vu du nombre des forages actuellement opérationnels dans cette entité urbaine où en dépit du nombre croissant des déplacés, nous avons dépassé les 50% contre 20% il y a cinq ans», a dit Vincent Makambo, chef de bureau local du service public de l’eau dans la ville de Beni.
Dans cette ville cosmopolite dont la population a dépassé un million d’âmes suite aux déplacements récurrents des habitants fuyant l’insécurité, l’eau a deux gestionnaires entre autre le gouvernement central par le biais de la Régie de distribution d’eau (Regideso) et l’Entité territoriale décentralisée qui dispose du réseau innovant constitué par des partenaires entreprises, des associations et des initiatives privées.
Selon le chef de bureau du service de l’eau dans la ville de Beni, «au niveau de l’entité urbaine, l’autorité s’appuie sur le bureau de l’eau qui fait office de maitre d’ouvrage délégué, cette branche technique qui gère cinq Associations des usagers d’eau potable (ASUREP) disposant d’une soixantaine d’ouvrages».
Outre les points d’eau par forage et les bornes fontaines du réseau géré par la Regideso, la ville est également desservie en eau par voie de gravitation. Ce système qui consiste à renflouer l’eau dans des réservoirs qui alimentent par la suite les bornes fontaines.
La ville de Beni dispose également du système de forage initiés par des particuliers aux cotés de grandes entreprises productrices de l’eau minérales soutirées de la terre également par forage.
Nonobstant la maintenance assurée par des techniciens qualifiés, la desserte de la ville de Beni en eau fait cependant face au défi lié à l’absence des bulletins d’analyse pour nombre d’ouvrages pour préserver les consommateurs des maladies d’origine hydrique.
A une question relative aux mesures arrêtées pour rendre l’eau disponible et accessible en cette période de la 17ème maladie à virus Ebola, M. Muhingirwa a annoncé la planification par le maire d’une table ronde au tour de cette question avec les partenaires, afin d’envisager des actions concertées de grande envergure.
«La corrélation de la desserte en eau avec la 17ème épidémie de la maladie à virus Ebola est une grande question à discuter dans le comité de gestion de la zone de santé. Comme cette question exige l’implication des partenaires, je vais la soumettre au maire de la ville qui est habilité à définir les dispositions à prendre quant à ce», a conclu M. Makambo comme pour s’en référer à sa hiérarchie.
Se basant sur les mesures édictées par le Gouverneur de la province lors de sa conférence de presse tenue mercredi, ce cadre administratif a dit s’en tenir, dans un premier temps aux dispositions rappelées par l’autorité provinciale, entre autres, l’installation des kits de lavage des mains devant le bureau de chaque structure publique ou privée.
Aussi, les ASUREP sont à pied d’œuvre pour sensibiliser la communauté sur l’usage correct de l’eau en période d’épidémie. ACP/Kambale/kms

