Ebola : les déplacements sont « un facteur de risques important » de propagation (Ministre de la Santé)

Bunia, 28 mai 2026 (ACP).- Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a indiqué jeudi que les déplacements au sein des communautés sont « un facteur de risques important » dans la propagation de la maladie à virus Ebola déclarée dans trois provinces dans le Nord-Est et l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), à son arrivée à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, pour faire le suivi des mesures de riposte mises en place pour contenir cette épidémie.

A sa descente d’avion accompagné de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, le ministre Kamba a estimé qu’actuellement la plupart de personnes enregistrées « sont des contacts des malades qui ont développé des symptômes ou qui ont développé la maladie ».

« Effectivement, nous avons des facteurs de risques comme le déplacement des communautés. (…) Nous tenons compte de ce facteur important dans toute notre stratégie, dans toute notre planification » de la riposte, a déclaré le docteur Kamba.

Provinces minières en proie à des violences des groupes armés qui exploitent et exportent des minerais illégalement vers des pays frontaliers, les déplacements des populations sont inévitables pour l’écoulement des produits.

« Dans toutes les épidémies, il y a toujours de la résistance communautaire, parce qu’effectivement, c’est vraiment beaucoup d’informations (contradictoires qui tombent) de manière brute » auprès des communautés.

Jeudi, cinq entités de l’Ituri ont été sensibilisées au respect des mesures barrières : lavage régulier des mains, éviter des contacts avec des liquides corporels, la distanciation, des enterrements sécurisés, etc.

Pour le gouvernement congolais, il est urgent que les troupes d’agression quittent le territoire pour que la riposte soit bien organisée contre cette 17ème épidémie en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

A Rwampara en Ituri la première personne guérie de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, est sortie du centre de traitement mardi, selon un responsable sanitaire de l’Ituri.

« La communication de risques et les engagements communautaires finissent par changer la perception et on voit toujours la confiance se bâtir progressivement », a rassuré le ministre Kamba, justifiant la présence de son collègue Patrick Muyaya de la Communication et médias.

« Vous voyez, je suis accompagné de mon collègue de Communication parce que nous voulons nous assurer que tout ce qui est rapporté aussi au niveau des médias correspond réellement à ce qui se passe. Nous sommes les seuls habiletés à donner les informations, à donner les chiffres, à donner l’état de la riposte, mais pour cela, nous devons être nous mêmes sur le terrain pour que ce que nous disons corresponde à ce qui se passe réellement sur terrain », a conclu le ministre de la Santé.
ACP/

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