Sud-Kivu : sensibilisation sur les préjugés négatifs sur le handicap à Uvira

Uvira,  21 août 2025 (ACP). – Une campagne de sensibilisation sur les préjugés négatifs et les fausses croyances sur le handicap et le genre, a été lancée, jeudi à Uvira au Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, par l’organisation Haki Yetu, a constaté l’ACP.

« Cette campagne de sensibilisation qui va durer deux jours, vise à promouvoir le droit à l’inclusion des personnes vivant avec un handicap dans la communauté et auprès des institutions locales, sensibiliser les autorités politico-administratives à l’inclusion des personnes avec un handicap, et mobiliser les leaders communautaires et les membres des communautés sur les droits des personnes handicapées », a déclaré le chargé de projet de l’organisation Haki Yetu, Stanislas Murhimalika Solo.

Il a ajouté que cette campagne s’inscrit dans le cadre du projet Réponse urgente aux besoins spécifiques d’éducation inclusive et de participation des enfants et jeunes vivants avec handicap dans le territoire d’Uvira qui est financé par la Fondation Liliane et exécuté par le réseau Muungano Tegemeza.

Murhimalika Solo a fait savoir que cette activité vise également à informer les directeurs d’écoles et le personnel éducatif sur l’inclusion scolaire, sensibiliser les forces de défense, de sécurité et les agents des services étatiques au respect des droits des personnes handicapées mais aussi encourager les chefs d’entreprises privées et les acteurs de la société civile à intégrer les personnes vivant avec un handicap dans leurs activités.

« Haki Yetu asbl lutte contre la discrimination des membres de la communauté vis-à-vis des personnes handicapées en général et des enfants et jeunes handicapés (EJH) en particulier, ces derniers sont encore victimes de la discrimination, stigmatisation et de rejet dans la communauté, même dans leurs propres familles. Ils sont considérés comme des personnes très vulnérables, des dépendants perpétuels, des personnes en charge, condamnées à vivre de la mendicité ou de la générosité des personnes de bonne volonté », a-t-il indiqué.

Il a fait remarquer que les filles handicapées en sont plus touchées que les garçons handicapés, à cause de la pesanteur des normes culturelles négatives, des fausses croyances, ainsi que des préjugés et des stéréotypes négatifs sur le handicap, de l’auto-sous-estimation et auto-stigmatisation des EJH, de la faible vulgarisation des lois et des conventions relatives aux droits des personnes handicapées.

« Cette activité vise à développer le réveil des consciences des autorités, les parents, les enseignants, les directeurs d’école, ainsi que les enfants eux-mêmes que le droit à l’éducation n’est pas un privilège, que tout enfant a les mêmes droits en ce qui est de l’éducation sans discrimination aucune », a-t-il conclu.

ACP/C.L.

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