Ebola en Ituri : Rimba,  nouvelle zone de santé touchée avec trois cas confirmés

Kinshasa, 4 juin 2026 (ACP)-.Rimba a été proclamé comme nouvelle zone de santé des foyers actifs de la maladie à virus Ebola sur un total de 25 zones que compte la province de l’Ituri, au Nord-est de la République démocratique du Congo, selon le rapport au 2 juin publié le 3 du même mois.

« La province de l’Ituri compte 345 cas confirmés, 48 décès qui sont repartis de la manière suivante : Bunia 85 cas confirmés, 8 décès ; Rwampara  72 cas confirmés, 15 décès ; Manggbwalu 47 cas confirmés, 10 décès Nyankunde 22 cas confirmés, un décès ; Mambasa 2 cas confirmés, un décès et Rimba 3 cas confirmés et zéro décès », a relevé l’ACP dans le rapport épidémiologique du 2 juin publié le 3 du même mois.

Selon le même rapport, le Nord-Kivu a enregistré 19 cas confirmés dont 13 décès et le Sud-Kivu 3 cas confirmés et un décès.

Indicateur épidémiologiques clés

Evoquant les indicateurs épidémiologiques clés, le rapport a noté 363 cas confirmés ; 62 décès cumulés parmi les cas confirmés ; 206 patients en isolement ou hospitalisation ; 6 patients guéris du nombre de cumulés, dégageant ainsi 45,5% de taux de suivi de contacts. Cependant le rapport procède à l’harmonisation de la létalité qu’il estime à 17,1%.

Pour rappel, les équipes locales et les partenaires restent pleinement mobilisés pour protéger les communautés et sauver des vies surtout dans la province de l’Ituri qui demeure l’épicentre de l’épidémie.

Des mesures d’adaptation à la riposte

L’identification rapide de nouvelles zones comme Rimba montre que la surveillance fonctionne et que la riposte s’adapte rapidement à l’évolution de la situation. Le recours précoce aux structures de soins permet de mieux protéger les familles et d’augmenter les chances de survie des personnes malades.

Chaque contact suivi, chaque alerte remontée et chaque patient pris en charge à temps représentent une chance supplémentaire de freiner la transmission.

Lorsque les communautés collaborent avec les équipes de santé, y compris pour les enterrements sécurisés et la surveillance, elles contribuent directement à la protection de leurs proches.

Face aux rumeurs, une information claire, vérifiée et relayée par des voix de confiance aide chacun à adopter les bons gestes pour sa famille et son quartier.

« Aujourd’hui, nous tournons autour de 43% de suivi des contacts. Ce n’est pas encore optimal, mais cela montre que les efforts sont en cours et doivent être poursuivis afin d’améliorer davantage le traçage, le listage des contacts ainsi que leur suivi », a-t-il expliqué.

Dr Mwamba a relevé que l’identification rapide des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés demeure l’un des éléments essentiels pour interrompre la chaîne de transmission de la maladie et limiter sa propagation dans les communautés. ACP/MB

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