Mbandaka, 5 août 2026 (ACP).- Le projet de foresterie communautaire, expérimentation des paiements pour les services environnementaux (FOREX-PSE)a été lancé mardi à Mbandaka, province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
«Je rends un hommage au Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, pour son engagement en faveur de la protection de l’environnement, de la lutte contre le changement climatique et de la promotion du développement durable. Sous son leadership, notre pays s’affirme comme un pays solution face aux défis climatiques mondiaux. Je remercie tous les partenaires impliqués dans cette ambition qui vise à préserver les forêts en améliorant durablement les conditions de vie des communautés et des peuples autochtones pygmées à travers un mécanisme de paiement pour les services écosystémiques. La province de l’Équateur possède un patrimoine naturel exceptionnel, avec ses forêts, ses tourbières, ses zones humides et sa riche biodiversité, constituant un patrimoine pour les générations futures et un formidable levier de développement économique», a déclaré le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu.
Et de poursuivre : «C’est pourquoi nous avons fait de l’économie verte le socle de notre développement. Notre ambition est de faire de la province de l’Équateur la capitale écologique de l’Afrique. Cette initiative s’aligne parfaitement sur notre vision selon laquelle les communautés doivent être les premiers gardiens et les premiers bénéficiaires des ressources forestières. J’affirme mon entière disponibilité à accompagner la mise en œuvre de ce projet. Je veillerai à ce que les conditions soient réunies pour faciliter les interventions et assurer un suivi».
Pour sa part, la représentante pays de Rainforest Norway a indiqué : « Ce projet servira à appuyer la gestion durable des forêts des communautés et des peuples pygmées. Il va renforcer l’engagement et l’appui des autorités nationales et provinciales. Nous remercions le gouverneur de province pour son appui. Le choix des six terroirs, à savoir Bikoro, Mankanza, Ingende, Lukolela et Bolomba, s’explique par le fait qu’il y existe des concessions forestières sécurisées et que ces communautés disposent de plans simples de gestion ».
Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’une expérimentation et a souhaité qu’après 48 mois de mise en œuvre, le projet puisse s’étendre à d’autres concessions forestières des communautés forestières (CFCL) de la province de l’Équateur et d’autres provinces de la République démocratique du Congo.
Selon la Directrice pays de Rainforest Norway, Felana Rakotovao, le coût du projet est de 9 millions de dollars. Il a sollicité l’engagement de tout le monde pour la réussite de ce projet et l’amélioration des conditions de vie des communautés.
Pour la représentante du Secrétaire général à l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Berti Kokolongo : « La forêt congolaise, patrimoine naturel, demeure non seulement un pilier de notre biodiversité et de l’équilibre écologique, mais aussi une ressource vitale de subsistance et de développement. Sa gestion durable est une exigence nationale et internationale. La mise en place du comité de pilotage de ce projet marque une étape décisive dans la gouvernance et incarne la volonté de renforcer la coordination, d’assurer une vision stratégique partagée et de garantir la transparence dans la conduite des actions. Je remercie les partenaires techniques et financiers ».
De son côté, José Mbonda, professeur et programmateur au sein du Fonds national pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (FONAREDD), a déclaré :
«Cette rencontre marque une étape déterminante pour le projet pilote qui place les communautés et les peuples autochtones au cœur de la protection et de la conservation des forêts, et par conséquent de la lutte contre la déforestation. Ce projet vise à démontrer qu’un mécanisme incitatif et transparent peut contribuer à la préservation des forêts, au renforcement des droits des communautés et à l’amélioration durable des conditions de vie des populations. La réussite de ce projet dépendra de notre capacité collective à accélérer la mise en œuvre des activités de terrain».
Rappelons que la première réunion du comité de pilotage de ce projet a été organisée et le coût global est de 9 millions de dollars. Il est financé par le Fonds national pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (FONAREDD), avec l’appui de l’initiative pour les forêts d’Afrique centrale CAFI et mis en œuvre par Rainforest Fondation Norway RFN.Trois organisations non gouvernementales au niveau de la province de l’Équateur sont ciblées pour son exécution. ACP/

