Kinshasa, 4 août 2026 (ACP).- La FAO a plaidé pour l’intégration de la mobilité climatique dans l’élaboration et la mise en œuvre du prochain Plan national d’adaptation (PNA) de la République démocratique du Congo(RDC), selon un communiqué de cette organisation onusienne consulté mardi par l’ACP.
« Le PNA vise notamment à restaurer les paysages, à protéger les bassins versants, limiter l’érosion et améliorer la fertilité des sols. Ces actions contribuent à réduire la vulnérabilité des populations et à renforcer leurs capacités d’adaptation face aux effets du changement climatique. Il est donc essentiel d’y intégrer la question de la mobilité climatique afin de promouvoir une réponse cohérente et durable à ces défis croissants», a déclaré M. Dominique Endamana, responsable du Cluster environnement de la FAO, en République démocratique du Congo (RDC).
Pour la FAO, l’intégration de la mobilité climatique dans le PNA permettra de mieux anticiper les déplacements de populations liés aux aléas climatiques, tout en renforçant la résilience des communautés rurales dont les moyens d’existence dépendent fortement des ressources naturelles et de l’agriculture.
Les projets de restauration des paysages dégradés financés par le Fond pour l’environnement mondial (FEM) et d’autres partenaires bilatéraux cherchent à réduire la mobilité des populations face aux effets néfastes du changement climatique.
Intégrer la mobilité climatique dans les mécanismes de planification du développement
Au terme de trois jours d’échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à mieux intégrer la mobilité climatique dans les politiques publiques et les mécanismes de planification du développement.
Ils ont notamment proposé l’élaboration et la mise en œuvre de plans provinciaux et locaux de gestion de la mobilité climatique, assortis de systèmes d’alerte précoce et de dispositifs renforcés de protection et d’assistance aux personnes déplacées.
Les participants ont aussi appelé au renforcement de la coordination et de la collaboration entre l’ensemble des acteurs concernés, notamment les institutions publiques, la société civile, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les communautés locales ainsi que les peuples autochtones.
Cette approche inclusive devrait permettre de promouvoir une gouvernance efficace de la mobilité climatique, tout en facilitant l’identification et la mobilisation des financements climatiques nécessaires à la réduction des risques de catastrophe et au renforcement de la résilience des populations.
À travers ces assises, la RDC franchit une étape importante vers une meilleure prise en compte des enjeux de mobilité climatique dans ses stratégies d’adaptation, en privilégiant une approche fondée sur les données probantes, la concertation et l’action collective.
Face à l’intensification des effets du changement climatique et à leurs répercussions sur les populations, la République démocratique du Congo (RDC) renforce sa réflexion sur la prise en compte de la mobilité climatique dans ses politiques publiques.
Du 27 au 29 juillet à Kinshasa, un atelier national a réuni des représentants des institutions publiques, des agences des Nations unies, des experts et des chercheurs afin d’examiner les liens entre migration, environnement et changement climatique.
Organisée par le ministère de l’Environnement, développement durable et Nouvelle économie du climat (MEDD-NEC), avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre visait à mieux intégrer les enjeux de mobilité climatique dans le Plan national d’adaptation (PNA), en s’appuyant sur des données probantes et une approche de gouvernance climatique inclusive et durable.
Une problématique multidimensionnelle au cœur des enjeux climatiques. ACP/ S

