Kinshasa, 07 avril 2026 (ACP).- La nécessité de prioriser les patients dans les hôpitaux afin de renforcer le système de santé a été évoquée mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’une conférence organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril de chaque année, à l’Hôpital général de référence Bondeko.
«Aujourd’hui, étant la Journée mondiale de la santé, j’appelle le personnel médical à revenir au bon sens et à la conscience professionnelle, à mettre les patients au centre de leurs préoccupations. Que leur santé soit la priorité afin de renforcer notre système de santé», a déclaré le Dr Patricien Gongo, ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévention.
«Notre système de santé a besoin d’une formation continue. Nous sommes au XXIe siècle et les infrastructures doivent répondre aux besoins de la population. Nos structures de santé doivent être équipées pour que nous puissions offrir des soins de qualité, comme recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)», a-t-il ajouté.
Le ministre provincial a fait savoir que ce système de santé a plusieurs défis à relever, notamment la formation continue du personnel, les infrastructures et les équipements.
Le Dr Gongo a invité les participants à adopter une culture d’hygiène pour prévenir et éviter certaines maladies dans la ville, tout en saluant le travail du corps médical et l’effectivité de la gratuité de la maternité à travers la couverture santé universelle dans cet hôpital.
De son côté, le Dr Alex Jinga, médecin directeur de l’Hôpital général de référence Bondeko, a fait savoir que cette conférence a permis de réfléchir sur les enjeux et les perspectives du système de santé au niveau de Kinshasa.
«Concernant notre hôpital, nous sommes à la 39e année d’existence. Heureusement que le ministre a été avec nous. Nous avons réfléchi ensemble sur les voies et moyens à mettre en place pour relever le système de santé de la ville en général et celui de l’hôpital Bondeko en particulier», a-t-il dit.
Il a indiqué que l’hôpital Bondeko, en collaboration avec Enabel, a mis en place, à travers le projet « Bo Batelami », un système qui consiste à faire payer les actes de soins non pas de manière individuelle, mais sous forme de forfait.
«Sur ce forfait, Enabel prend une partie des frais et la population une autre. Nous attendons ce que va décider le ministère afin de relever le système de santé à travers le triangle: formation des prestataires, équipements et amélioration des infrastructures», a-t-il précisé.
Par ailleurs, M. Melky Irondo, expert en financement de la santé à Enabel, a indiqué que cette structure appuie l’hôpital Bondeko dans le domaine médical, notamment à travers l’octroi d’équipements médicaux, la construction de bâtiments, la mise en place d’un service digital et l’implémentation d’un logiciel comptable.
Placée sous le thème «Unissons-nous pour la santé; soutenons la science», cette journée est une occasion d’évaluer le système sanitaire.
Cette conférence a été organisée par l’Hôpital Bondeko en collaboration avec l’ASBL Bondeko ya Sika et s’est clôturée par une visite des différents services de cet hôpital.
ACP/ODM

