Kinshasa, 11 novembre 2025 (ACP).– La production locale du sérum antivenimeux accessible en République démocratique du Congo (RDC) a été sollicitée mardi à Kinshasa, par une experte du Centre antivenimeux , lors d’un entretien.
« Notre centre s’occupe des envenimations ophidiennes, c’est-à-dire des morsures de serpents, classées parmi les maladies tropicales négligées. En RDC, le sérum existe, mais il est souvent indisponible ou trop coûteux pour la majorité de la population », a soutenu Sophie Bokota, chercheuse au « Centre antivenimeux à Kinshasa.
« Nous sollicitons l’accompagnement de l’État pour la mise à disposition des moyens techniques et financiers nécessaires à la fabrication du sérum antivenimeux au niveau local », a-t-elle insisté.
« Nous menons des recherches pour identifier les espèces les plus dangereuses, notamment celles appartenant aux familles des élapidés et des vipéridés », a-t-elle dit.
La chercheuse a souligné que le problème crucial reste la prise en charge médicale des victimes, en raison de l’inaccessibilité du sérum antivenimeux, avant de plaider pour un appui institutionnel accru afin de renforcer les capacités de recherche et de production du centre.
Elle a enfin rappelé que la sensibilisation du public et la formation du personnel de santé demeurent essentielles pour réduire la mortalité liée aux envenimations
Pour Jacques Ngambongo, chargé de recherche, cette situation pousse le Centre à développer des solutions locales. « Nous travaillons à produire un antidote national capable de répondre aux besoins de la population congolaise, particulièrement dans les zones rurales où les morsures de serpents sont fréquentes », a-t-il.
Ce plaidoyer est consécutif à la célébration du 10ᵉ anniversaire de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement qui permet de rappeler l’importance et la pertinence de la science dans la vie quotidienne, mais aussi d’insister sur la nécessité de faire participer le public aux débats sur les questions scientifiques émergentes. .
ACP/C.L.

