La restauration intégrée des forêts et des paysages pour répondre aux défis environnementaux (FAO)

Kinshasa, 29 septembre 2926(ACP).-La restauration intégrée des forêts et des paysages a constitué une réponse adéquate aux défis environnementaux, selon un communiqué de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), consulté mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, par l’ACP.

« Cette approche permet de redonner vie aux forêts et aux paysages dégradés en plantant des arbres, en favorisant la régénération naturelle des forêts et en améliorant la gestion des terres, tout en accordant une attention particulière aux effets de chaque intervention et en veillant à obtenir le soutien et la participation des populations locales », a déclaré Zhimin Wu, sous-Directeur général et Directeur de la division des forêts de la FAO.

M. Wu a précisé que l’agroforesterie est l’une de ces approches. Elle consiste à associer, sur une même parcelle, des arbres aux cultures et, dans certains cas, à l’élevage. Elle peut transformer en profondeur notre manière d’envisager l’agriculture et la production alimentaire dans leur ensemble, en contribuant à stabiliser le climat, à préserver les ressources en eau et à améliorer la fertilité des sols, tout en favorisant des activités économiques à la fois durables et rentables.

Il a relevé dans ce communiqué que les arguments économiques en faveur de la restauration sont également solides. Des écosystèmes en bonne santé sous-tendent plus de la moitié du Produit intérieur brut (PIB) mondial et, lorsqu’elle est bien conçue, la restauration créée des emplois tout en rétablissant la santé des forêts.

Elle revitalise les systèmes de production et renforce la résilience des économies face aux futurs chocs climatiques. Dans de bonnes conditions, chaque dollar investi dans la restauration peut générer jusqu’à 30 dollars de retombées économiques.

Au cours de deux dernières décennies, des initiatives nationales, régionales et mondiales se sont engagées à restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres.

Les superficies faisant l’objet d’activités de restauration augmentent dans de nombreux pays et les cadres d’action s’améliorent, mais les progrès restent insuffisants.

Pour atteindre les objectifs mondiaux fixés à l’horizon 2030, 470 millions d’hectares de terres doivent être placés en restauration. À l’heure actuelle, 206,5 millions d’hectares de forêts et de paysages répartis dans 62 pays sont concernés, ce qui reste bien en deçà de l’objectif.

Dans plusieurs régions du monde, ces approches produisent déjà des résultats concrets.

La restauration des forêts constitue une voie essentielle pour atteindre les objectifs en matière de sécurité alimentaire, de climat et de biodiversité, tout en préservant les moyens de subsistance et en favorisant une économie durable.

Selon les données présentées dans le même communiqué, 489 millions d’hectares de forêt ont disparu entre 1990 et 2025 du fait de la déforestation, c’est-à-dire de la conversion des forêts à d’autres usages. Plus de 460 millions d’hectares sont aujourd’hui dégradés à l’échelle mondiale. ACP/M.

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