Mbuji-Mayi, 29 septembre 2026 (ACP).– 284 détenus de la prison centrale de Mbuji-Mayi, au Kasaï oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, ont été dépistés contre la tuberculose, a indiqué le coordonnateur provincial de la lutte contre la lèpre et tuberculose mardi à l’ACP.
« Nous avons dépisté 284 détenus. Sur les 284 détenus, il y a seulement 121 qui ont pu donner les crachats. Mais aux autres, on leur a remis les crachoirs en espérant qu’ils vont aussi donner les crachats. On n’a pas terminé puisque nous avions trouvé 499 détenus à la prison. Sur les 499, vous vous rappelez qu’il y avait déjà des détenus qui étaient sous traitement, ils étaient à 68. Ceux-là, on ne pouvait pas encore les appeler pour le dépistage », a déclaré Dr. Marcel Kazadi.
« L’objectif que nous poursuivons, c’est de ne plus avoir des cas de tuberculose à la prison centrale. Rappelez-vous qu’il y avait eu une épidémie de tuberculose multi-résistante dans la prison centrale de Mbuji-Mayi en 2014-2015. Nous ne voulons pas arriver encore à cela. Il faut qu’on dépiste le plus possible des cas et qu’on les mette sous traitement. Comme ça, nous pouvons quand même être sûrs que nos détenus sont épargnés de cette terrible maladie qui peut arriver à faire mourir des gens », a-t-il ajouté.
Parmi les personnes dépistées, un seul cas est bactériologiquement confirmé, alors que le coordonnateur du programme plaide pour l’isolement des personnes malades à la prison de Mbuji-Mayi.
« En fait, je vous disais qu’on a eu seulement 121 échantillons et sur les 121 échantillons, on a déjà examiné 80. Sur les 80, il y a seulement un seul cas qui est bactériologiquement confirmé. Nous ne pouvons pas dire qu’elle est éradiquée, mais en fait, la contamination, on sent qu’elle a beaucoup diminué. Nous espérons en tout cas, très prochainement, je crois en octobre ici, on peut rentrer à la prison pour ce dépistage », a précisé Dr Marcel Kazadi.
Et de renchérir : « Les prisonniers, je ne pense pas qu’ils mangent convenablement. Et s’il y a à côté un malade qui laisse ses bacilles de Koch dans l’air, cette personne qui n’a pas une immunité suffisante, quand il inhale ces bacilles, étant donné que l’immunité n’est pas suffisante, ces bacilles vont se multiplier dans les poumons et l’amener à faire la maladie. Vous voyez que les tuberculeux sont ensemble avec tous les détenus ».
Le médecin coordonnateur provincial du Programme national de lutte contre la tuberculose recommande enfin l’isolement, pour diminuer les risques de contamination.
« La recommandation que je peux faire, c’est de pouvoir isoler les tuberculeux détenus de ceux qui ne sont pas malades. Il y a moyen peut-être de construire une salle ou deux salles en dehors de la prison. Il y a de la place », a fait savoir Dr Marcel Mukendi. ACP/NG./B.

