Kinshasa, 25 novembre 2025 (ACP)-La vaccination chez la jeune fille avant son premier contact sexuel a été présentée comme une des mesures efficaces de lutte contre le cancer du col de l’utérus à côté du dépistage, par un expert, lors d’un entretien mardi à Kinshasa, capitale de République Démocratique du Congo (RDC).
« Les mesures de prévention sont la vaccination et le dépistage. La vaccination consiste à éviter l’infection causée par papillomavirus humain (HPV) au maximum pour les jeunes filles. Parce que la vaccination se fait entre 9 et 13 ans, c’est-à-dire avant le premier contact sexuel », a indiqué le professeur Bienvenu Lebwaze, directeur du Centre national de lutte contre le cancer (CNLC).
Il a, en outre, soutenu que pour celles qui ont déjà eu leur premier contact sexuel, il faut recourir au dépistage permettant de rechercher des lésions qui peuvent dégénérer et devenir le cancer du col de l’utérus si rien n’est fait.
« Ce sont là les mesures que le CNLC est en train d’implémenter. Nous sommes en train de faire un effort pour qu’on puisse avoir la vaccination de routine contre le HPV en intelligence avec le Programme Élargi de Vaccination (PEV) et le Programme national de santé de la reproduction ainsi que le ministère de tutelle », a-t-il expliqué.
Le professeur Lebwaze a, par ailleurs, indiqué que le cancer du col de l’utérus est associé à 100% à l’infection par le virus appelé Human Papillomavirus qui se transmet par le rapport sexuel non protégé.
« Le premier signe qui montre que le col est touché c’est le saignement de contact c’est-à-dire quand vous faites votre toilette intime et que vous voyez du sang en dehors de la période des règles, il faut directement voir le gynécologue », a-t-il insisté.
« L’examen clinique va consister en un frottis de contrôle, quand on trouve les cellules caractéristiques des infections par HPV, on va indiquer une biopsie au niveau des zones suspectes pour détecter le cancer. La prise en charge est multidisciplinaire, et elle est organisée en fonction du type de cancer, le stade (degré d’envahissement du cancer) et en fonction des moyens mis en disposition », a-t-il ajouté.
Le directeur du CNLC a fait savoir que les Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK), la Clinique Ngaliema, le Centre Hospitalier Universitaire Renaissance (CHU-R), l’Hôpital de l’Amitié Sino-Congolaise (HASC), l’hôpital du camp Lufungula, celui du camp Kokolo et le Centre Nganda constituent les établissements pilotes qui travaillent en réseau dans l’activité de lutte contre le cancer. Les femmes de 25 à 65 ans sont les plus exposées au risque de développer le cancer du col de l’utérus.
ACP/C.L.

