Kisangani, 25 novembre 2025 (ACP). –Des femmes handicapées ont été sensibilisées à la planification familiale et l’offre de services dans le but de promouvoir une maternité responsable auprès des personnes vivant avec handicap (PVH), lors d’une séance mardi à Kisangani, dans la province de la Tshopo, nord-est de la République démocratique du Congo(RDC).
« La rencontre de ce jour a porté sur la sensibilisation et la mobilisation des personnes vivant avec handicap autour du planning familial. Il s’agissait de montrer comment nous, personnes handicapées, pouvons mettre au monde avec sagesse, en respectant l’espacement des naissances grâce à l’utilisation des différentes méthodes contraceptives modernes », a déclaré Patience Lisisa, coordonnatrice de l’ASBL Afhadhodi.
Mme Lisisa a fait savoir que le message adressé aux personnes vivant avec handicap consistait à encourager une maternité responsable, notamment par l’utilisation des méthodes contraceptives pour éviter les grossesses non désirées.
Elle a ajouté que si de nombreuses femmes valides sont abandonnées en situation de grossesse, les femmes handicapées restent d’autant plus exposées à ce risque. « Il existe des hommes qui approchent les personnes vivant avec handicap par intérêt et non par amour véritable. Or, en tant que filles ou femmes handicapées, nous sommes déjà souvent considérées comme une charge au sein de nos familles, et ramener une grossesse non désirée ne ferait qu’alourdir davantage cette responsabilité », a-t-elle indiqué.
La coordonnatrice de l’ASBL « Afhadhodi » a souligné que les nombreuses plaintes de femmes handicapées abandonnées après des grossesses motivées par des relations intéressées ont conduit l’organisation à solliciter des partenaires pour mettre en place cette séance de sensibilisation.
M. Bienvenu Kienawa, facilitateur pour le compte de l’organisation Marie Stopes RDC, a présenté aux participants les différentes méthodes contraceptives modernes, en insistant sur leurs bénéfices pour la santé de la mère et de l’enfant, l’éducation des enfants et la stabilité économique du foyer.
Les participants, dont Sarah Boitaka, femme vivant avec albinisme, ont salué la qualité de l’activité et recommandé d’étendre cette sensibilisation à d’autres personnes vivant avec handicap, tout en menant des séances de proximité dans chaque commune de la ville de Kisangani.
Cette activité, menée par l’ASBL Afhadhodi, dans les zones de santé de Makiso-Kisangani, Tshopo et Lubunga, en partenariat avec « MSI RDC » et le Programme national de santé de la reproduction (PNSR), a été rendue possible grâce au soutien financier du programme britannique «UK international developpment ».
ACP/C.L.

