Lutte contre Ebola: les USA financent l’acquisition de 50 centres de traitement

Kinshasa, 28 mai 2026 (ACP).– Les États-Unis d’Amérique (USA) financent l’acquisition de 50 centres de traitement de la maladie à virus Ebola déclarée principalement dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), avec l’épicentre en Ituri, province frontalière de l’Ouganda, selon une note aux médias, jeudi du Département d’Etat.

« Le Département d’État a engagé 50 millions de dollars US auprès du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) , afin de financer jusqu’à 50 cliniques de riposte à Ebola dans les zones touchées », a écrit le bureau du porte-parole. 

« Le Département d’État, en étroite coordination avec les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), continue de mettre en œuvre une réponse rapide et globale à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda »,  a ajouté la note. 

Pour les USA, il est urgent de « soutenir la réponse régionale »,  en vue de « contenir l’épidémie d’Ebola à sa source », un objectif partagé avec les autorités congolaises qui travaillent nuit et jour pour stopper la propagation de cette maladie vers d’autres zones.

Avec des partenaires comme Interchurch Medical Assistance (Ima), World Health, World Vision et le Fondsvdes Nations unies pour l’enfance (Unicef), il est question d' »étendre la recherche des contacts et la surveillance communautaire associée,  afin d’identifier les personnes potentiellement exposées à Ebola et d’empêcher toute propagation ultérieure », a estimé  le Département d’Etat.

Le gouvernement américain affirme avoir apporté des aides multiformes dans la lutte engagée contre Ebola : acquisition de matériels de protection des personnels soignants, l’acquisition des kits de test ainsi que l’appui pour le transport sécurisé des échantillons, etc.

Washington a apporté également l’appui pour le contrôle et la surveillance des frontières, en appuyant l’Organisation internationale de migration (OIM).

« Le Département d’État fournit également 300 millions de dollars, par le biais des fonds communs de l’Ocha, à la RDC et à l’Ouganda pour des efforts humanitaires plus larges dans la région touchée », a conclu la note.

Le premier cas d’Ebola a été diagnostiqué en septembre 1976 dans le village de Yambuku (Bumba), dans l’ancienne province de l’Equateur. Un bilan de 318 cas et 280 décès avait été enregistré. 

L’épidémie d' »Ebola Zaïre » de 2018-2020 à Mangina, Beni et Butembo avait fait pour sa part  2.200 morts dans la  même région.

Actuellement, il s’agit d’une variante génétiquement distincte des précédentes épidémies Bundibugyo de 2007 et 2012, issue directement d’un réservoir animal, selon le docteur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB).

L’épidémiologiste insiste sur le rôle central de l’engagement communautaire, « déjà démontré lors des réponses récentes » pour lutter contre Ebola.

Le renforcement des agents de santé communautaires est présenté comme un levier essentiel pour améliorer la détection précoce, la surveillance, la communication des risques.

Des mesures sont recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour éviter la transmission du virus entre les personnes :

lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon ; utilisation d’une solution hydroalcoolique lorsqu’il n’y a pas d’eau disponible.

Quant aux agents de santé et des proches des malades, il leur est demandé le port d’équipements de protection, des gants, masques, lunettes et vêtements de protection.

Les agents de santé et les proches aidants doivent éviter les contacts avec les corps des personnes décédées. Les funérailles doivent être organisées par des équipes spécialisées.

ACP/

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