Bunia, 28 juin 2026 (ACP).– Un cas contact direct d’Ebola a affirmé dimanche auprès de l’ACP, avoir volontairement alerté les équipes de riposte après l’aggravation de l’état de santé de son épouse, avant d’accepter sa propre mise en observation au Centre de traitement Ebola (CTE) de l’hôpital général de référence de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
« Quand j’ai vu que l’état de ma femme se détériorait, j’ai eu le courage d’appeler moi-même l’équipe de riposte. Ils sont venus la chercher à la maison. Moi aussi, je suis resté en observation ici au CTE, parce que je suis son contact direct. J’attends également d’être examiné afin d’être rassuré sur mon état de santé », a témoigné M. Trésor.
Ce témoignage illustre l’évolution du comportement de certains habitants face à l’épidémie, marquée par une adhésion croissante aux recommandations des équipes de riposte et une acceptation volontaire des examens médicaux.
Selon le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Bunia, le Dr John Katabuka Kalongo, la perception de la maladie a sensiblement changé au sein de la population.
Il a expliqué que la communauté a pris conscience de la réalité d’Ebola après que des médecins, des infirmiers et même des tradipraticiens ont été touchés par la maladie, favorisant ainsi une meilleure collaboration avec les équipes sanitaires.
De son côté, le Dr Juda Wando, médecin au Centre médical Bethsaïda, a indiqué que des patients demandent désormais eux-mêmes que les équipes de riposte soient contactées lorsqu’ils présentent des signes évocateurs de la maladie.
Les autorités sanitaires poursuivent les activités de sensibilisation et rappellent que le signalement précoce des cas suspects, ainsi que la prise en charge rapide, restent essentiels pour sauver des vies et interrompre la chaîne de transmission. ACP/DT

