RDC: la sécurité des patients, une responsabilité partagée entre le malade et l’établissement(Médecin)

Kinshasa, 18 septembre 2026 (ACP).- La sécurité des patients a été considérée comme étant une responsabilité partagée entre les patients, l’établissement soignant et les autorités vendredi, par un médecin, à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC), en marge de la Journée mondiale de la sécurité des patients célébrée, le 17 septembre de chaque année.

« La sécurité des patients est une responsabilité partagée entre le malade et l’établissement.
En RDC, la sécurité des patients est principalement encadrée par la loi N°18/035 du 13 décembre 2018 relative à l’organisation de la santé publique, complétée par les règles de déontologie médicale et les normes réglementaires du ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale »,
a déclaré Dr Hervé Mboma, médecin responsable de la clinique Notre-Dame du bon Palmier et médecin au programme national de nutrition(Pronanut)

Selon lui, ces textes protègent notamment le droit du patient à des soins de qualité, à l’information, à la dignité, à la confidentialité et à un environnement de soins conforme aux normes.

« La sécurité des patients est un enjeu réel en RDC. Elle consiste à réduire les risques d’erreurs, d’infections ou surinfection, de mauvaise prise en charge ou d’autres événements indésirables pendant les soins. Le ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale prévoit notamment l’élaboration des protocoles de soins standard et la mise en place de mécanismes d’évaluation de la qualité des soins », a-t- il dit.

Le Dr Mboma a fait savoir que pour détecter une bonne structure sanitaire, un patient doit vérifier les éléments ci-après, une structure qui respecte l’hygiène des mains et des locaux, qui identifie correctement les patients, qui explique les examens, les traitements et les actes proposés, qui utilise du matériel propre et adapté, qui assure une bonne conservation des médicaments, qui dispose d’un personnel qualifié et qui permet au patient ou à sa famille de poser des questions.

« Le patient doit connaître ou cherché à savoir qui va le prendre en charge, le motif et l’objectif de soins proposés, les médicaments ou examens qui seront utilisés, les risques éventuels et les alternatives, les mesures d’hygiène appliquées, comment sont protégées ses informations personnelles et à qui s’adresser en cas de problème », a indiqué Dr Mboma.

Il a noté qu’un patient bien informé participe lui-même à sa sécurité.

Cette Journée mondiale de la sécurité des patients 2026 est placée sous le thème « Des soins sûrs pour les maladies non transmissibles (MNT) »,

ACP/ K/D/ K

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