Kinshasa 6 avril 2026 (ACP).- Les participants à l’atelier de validation de la politique forestière nationale de la République démocratique du Congo ont affirmé, en marge de ces travaux tenus du 2 au 4 avril à Kinshasa, capitale du pays, que cet outil est un soubassement à l’élaboration d’une nouvelle législation en matière de protection des forêts.
« Ce sont des impressions de satisfaction parce que ça fait longtemps que notre pays n’avait pas de politique nationale forestière. Mais si aujourd’hui les autorités ont pensé pouvoir organiser ces travaux qui ont abouti à la rédaction, à l’adoption et à la validation de cette politique nationale, nous avons maintenant un instrument qui servira de soubassement à l’élaboration de la législation et d’une nouvelle législation en matière forestière», a déclaré Henri Kabange, coordonnateur provincial de l’Environnement et développement durable et nouvelle économie de climat du Lualaba, participant à l’atelier.
Il a indiqué que l’ancienne législation devenue obsolète, nécessitait l’intégration de plusieurs thématiques notamment ; la notion de developpement durable, de changement climatique et de l’économie du climat.
« Voilà autant de thématiques qui devaient cette fois-ci être intégrées dans la nouvelle loi. Et cette loi ne pouvait pas être élaborée sans qu’il y ait eu préalablement un soubassement qui est aujourd’hui la politique forestière nationale», a-t-il renchéri.

Cédric Ilunga, conseiller du ministre provincial des Mines, environnement et développement durable du Lualaba, il a salué, pour sa part, la contribution de toutes les parties prenantes à cet atelier de validation de la politique forestière nationale.
« Nous impressionnons sont tellement positives par le fait que toutes les parties prenantes ont été représentées et vraiment nos attentes c’est de voir la matérialisation de tout ce qui est inscrit dans ce livre de la politique forestière nationale», a-t-il souhaité.
Les participants ont, en outre, annoncé la restitution de ces travaux au niveau de province pour préparer la population à s’approprier cette politique une fois mise en application.
« Nous rentrerons procéder à la restitution puis à la sensibilisation de toute la population de sorte qu’elle puisse comprendre qu’il y a des nouvelles dimensions qu’il faut prendre en considération dans le cadre de la foi forestière responsable et respectueuse des lois», a indiqué ce responsable en matière d’environnement au niveau de la province.
Des efforts fournis pour protéger la population
Les participants venus du Lualaba ont, à cette occasion, salué les efforts fournis par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui sont aujourd’hui matérialisés en province par la gouverneure Fifi Masuka, lesquels efforts cherchent à protéger la population et à prévenir les problèmes environnementaux.
Parmi tant d’autres problèmes, ils ont cité la disparition du bois rouge, élément régulateur du climat, l’attaque de la population pr des éléphants et des hippopotames, la pollution avec les eaux, avec les industrialisations, comme c’est une province minière.
« Le bois rouge, qui est une espèce menacée d’extinction, est un élément régulateur du climat. Si seulement cette politique est mise en place et qu’il y a un reboisement au vrai sens du terme, nous pensons que certains problèmes qui cadrent avec le changement climatique seront résolus», a-t-il dit en outre.
Pour palier à cette situation, un moratoire suspendant momentanément l’exploitation de ce bois mukula ou le bois rouge,
qui est toujours en vigueur, avait été pris par l’autorité ministérielle de l’Environnement qui portait sur la suspension.
Par ailleurs, il a indiqué que l’envahissement des éléphants, est une question qui est prise en charge par le gouvernement provincial pour sécuriser la population.
« Nous avions été conviés à cette situation d’éléphants. Il y a une mission qui a été organisée par le gouvernement provincial auquel nous avions été conviés et nous avons constaté qu’il y avait nécessité que la population soit mise à l’abri des attaques récurrentes des éléphants», a ajouté ce responsable de l’Environnement du Lualaba.
Il a fait savoir que parmi les stratégies mises en place pour mettre à l’abri la population aujourd’hui victime de ces attaques d’éléphants, était de procéder au refoulement et aussi demander à la population de ne plus déranger les éléphants dans leurs milieux de vie.
« Avec les mesures prises, D’ici deux ou trois mois, cette question sera résolue. Il y a aussi des hippopotames qui avaient tué trois personnes l’année passée . Et c’est toujours dans le même ordre d’idées que toutes ces mesures entrent», a-t-il expliqué.
ACP/C.L.

