Kinshasa, 19 juin 2026 (ACP). – Trois projets de santé sexuelle et reproductive destinés aux adolescents et jeunesscolarisés et non scolarisés, ont été mis en œuvre à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), par l’AsblSanru pour faciliter l’accès des jeunes aux services, a-t-on appris jeudi de source associative, lors d’une conférence.
« Sanru a mis en œuvre trois projets dans le cadre de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes (SSRAJ), à savoir le projet Elykia yaBilenge (EYB), le projet Promis (planification familiale) et le projet Bomoyi. Ces projets ciblent les jeunes scolarisés et non scolarisés. Nous y menons des interventions pour leur permettre d’avoir les informations nécessaires et d’accéder aux services », a déclaré Mme Annie Mongay, point focal de la communication à Sanru Asbl.
Selon Mme Mongay, les transformations physiques et psychologiques exposent souvent les jeunes aux grossesses à risque, aux rapports sexuels non protégés et aux avortements. « À travers ces projets, nous fournissons un paquet d’informations pour aider les jeunes à se prendre en charge et à devenir responsables », a-t-elle ajouté.
Elle a indiqué que d’après les statistiques disponibles au niveau du Programme national de santé des adolescents (PNSA), le pays ne compte que 168 coins des jeunes ou espaces opérationnels. « Or, les besoins de la population sont bien plus élevés, et ces 168 points ne suffisent pas à les couvrir », a-t-elle précisé.
« C’est ce constat qui nous a poussés à élaborer des projets. Nous collaborons avec les écoles pour informer les adolescents et les jeunes de l’existence de ces services », a-t-elle expliqué.
Plaidoyer pour la formation des prestataires
Par ailleurs, Mme Mongay a également lancé un plaidoyer pour la formation des prestataires sur les aspects de la santé sexuelle.
« Nous menons aussi un plaidoyer auprès des établissements de soins de santé afin qu’ils intègrent ces services. L’objectif est de former quelques prestataires sur les aspects de la santé sexuelle et reproductive, afin qu’ils puissent répondre aux besoins des adolescents et des jeunes », a-t-elle dit.
Elle a souligné que l’accès reste insuffisant parce que le nombre de structures est limité et que celles-ci n’intègrent pas automatiquement les services de santé sexuelle et reproductive.
À cette même occasion, M. Patrick Bukasa, responsable de la communication de Sanru/RDC, a rappelé que l’Asbl est un partenaire opérationnel majeur.
Elle dispose de 45 ans d’expérience en soins de santé primaires et a touché plus de 100 millions d’habitants en République démocratique du Congo. Ses interventions couvrent les 26 provinces du pays, à travers 516 zones de santé appuyées et 18 projets en cours de mise en œuvre en santé publique.
L’organisation s’investit dans la lutte contre les maladies et les épidémies, le renforcement du système de santé, la gestion de la chaîne d’approvisionnement, la santé maternelle et infantile, ainsi que la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.
Au total, 20 projets ont été réalisés dans les 26 provinces, en collaboration avec 516 zones de santé et 36 sous-récipiendaires ou partenaires de mise en œuvre.
En 2025, Sanru Asbl a assuré la continuité des services essentiels grâce à une présence communautaire solide composée des RECO, CAC, CODESA et OAC. Son action de promotion de la santé repose sur l’éducation, l’approche EVAD et les dialogues communautaires.
ACP/D. ML/ P/ O

