Kasaï-Oriental : reprise normale des activités commerciales dans la ville de Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, 22 décembre 2023 (ACP).- La fréquence d’achat de biens pour les festivités de Noël et de Nouvel An, varie sur les produits soumis à la forte demande en cette période de fête, après la période des élections qui a pris toutes les populations marchandes de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, au centre de la République démocratique du Congo, à la veille de la nativité, a constaté l’ACP.

« Par rapport aux autres mois passés, nous voyons les gens venir quand-même payer des tissus pour les fêtes de fin d’années. Les tailleurs viennent fréquemment passer leurs commandes pour leurs clients. Je trouve que les festivités de fin d’année ne passeront pas inaperçues, et nous qui vendons au marché et ceux qui travaillent ailleurs, on se retrouve vraiment, bien que la crise règne », a dit Jean Kayembe, vendeur des tissus pour femmes et enfants au marché SIMIS (Ex Wetrafa).

Par contre, les travailleurs, fonctionnaires de l’Etat et les particuliers se plaignent de la crise générale qui a atteint tous les secteurs de la vie, avec le retard connu dans le payement des salaires.

« Cette année finit mal pour nous. Nous ne savons pas comment aller au marché pour préparer les deux fêtes pour nos enfants. Aujourd’hui le 23 décembre déjà, nous ne sommes pas payés. Nous avons le désir de fêter aussi, souvent l’Etat et d’autres entreprises pourvoient quand-même à la provision et ajout de quelque chose à la fin de l’année, cette fois-ci nous ne savons quoi espérer. Le calme règne, on dirait que c’est particulier cette fois-ci », a dit un travailleur qui requiert l’anonymat.

De l’autre côté, les vendeuses de haricots, riz et autres denrées de première nécessité pour les fêtes, déplorent la timidité sans pareil cette année pour la fréquence d’achat. « Avec la période électorale en RDC, les consommateurs sont rares sur les marchés pour acheter nos marchandises », sont-elles dit.  Après une journée passée sur la place publique, les vendeuses constatent que l’argent en mains est insuffisant pour subvenir à leurs besoins. Elles demandent à l’Etat congolais et aux autres entreprises de payer les fonctionnaires pour arrêter la rareté de la monnaie. ACP/Kayu

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