Institut pédagogique national : opportunités de la ZLECAf expliquées aux étudiants par Julien Paluku

Kinshasa, 15 octobre 2026 (ACP)-  Les enjeux et les opportunités de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) ont été décortiqués, jeudi, par le ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo, dans une matinée scientifique devant étudiants, professeurs et chercheurs de la Faculté des Sciences Economiques, a constaté l’ACP.

« La Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) vise à accroître les échanges commerciaux intra-africains grâce à la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, conformément aux négociations engagées. Avec un marché de 1,3 milliard de consommateurs, la ZLECAf constitue une véritable opportunité pour la jeunesse congolaise. À cet effet, les universités et instituts supérieurs, dont l’UPN, doivent désormais servir d’incubateurs afin de préparer les jeunes à participer activement à la mise en œuvre effective de ce marché et à en tirer pleinement profit », a indiqué Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur.

Organisée en présence et sous la coordination du Professeur Ordinaire Théodore Ngoy, Secrétaire Général Académique de l’Université Pédagogique Nationale(UPN) à Kinshasa, la matinée scientifique consacrée à la ZLECAF a posé les jalons d’un engagement universitaire renouvelé face aux enjeux de l’intégration économique.

Le ministre a réaffirmé la nécessité de créer une alliance entre l’Etat, l’université et le secteur privé. Selon lui, l’Etat doit créer un environnement favorable, l’Université doit produire des connaissances, les compétences et l’innovation.

Le secteur privé, a-t-il souligné, doit investir, produire et conquérir les marchés tandis que la jeunesse doit être au cœur de cette dynamique.

A l’en croire, l’Université doit devenir le laboratoire de la ZLECAF.

​Et pour que la ZLECAF ne soit pas une simple promesse mais un réel levier économique, l’Université doit sortir de la théorie et devenir le laboratoire scientifique et technologique du commerce africain.

Trois leviers sont essentiels pour réussir cette synchronisation, a fait savoir l’homme d’Etat congolais.

« Recherche et innovation ciblées : Créer des laboratoires et des formations spécialisés orientés vers la résolution des défis concrets du marché continental (normes, logistique, chaînes de valeur, commerce numérique et financement).

Culture de compétitivité : Développer des solutions locales pour que les entreprises répondent aux exigences de qualité et réduisent leurs coûts de production.

Appui à l’industrialisation : Nourrir la politique nationale de production afin d’éviter que le pays ne devienne un simple consommateur de produits importés », a-t-il soutenu.

​Le Ministre a également insisté sur l’apprentissage des langues des affaires, notamment l’anglais, l’espagnol, le portugais et le mandarin.

Il a, par ailleurs, recommandé le respect des normes sanitaires et phytosanitaires applicables aux produits  » Made in DRC « .

Parmi les avantages de la ZLECAf, Julien Paluku Kahongya a également évoqué la mise en place du Système Panafricain de Paiement et de Règlement PAPSS, qui permet à un opérateur économique d’effectuer un paiement dans sa monnaie locale et au bénéficiaire de recevoir les fonds dans sa propre monnaie, sans nécessairement passer par le dollar américain ou l’euro.

Abordant les réformes engagées au sein du Ministère du Commerce Extérieur, le Ministre Julien Paluku a notamment cité la dématérialisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, la mise en place du Portail d’Informations Commerciales PIC_RDC, la modernisation des laboratoires de l’Office Congolais de Contrôle, ainsi que le lancement du Régime Commercial Simplifié #RECOS, qui accorde plusieurs facilités aux petits c omme r ç a n t s transfrontaliers. Il a également annoncé le lancement, avant la fin du mois de décembre 2026, d’un logiciel doté d’un code QR destiné à faciliter le contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques avant leur achat. À l’issue de cette conférence-débat, les autorités de cette alma mater, représentées par le Secrétaire Général Académique, le professeur Théodore Ngoy, ainsi que les économistes hétérodoxes présents, ont exprimé leur satisfaction, estimant avoir été mieux outillés sur les enjeux du commerce multilatéral.

ACP/Célestin Lutete

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