L’avocat belge Bernard Maingain a été présenté comme un soldat judiciaire au service de Paul Kagame “Hitler d’Afrique », pour mettre à mal la République démocratique du Congo (RDC), devant la Cour pénale internationale (CPI), par un lobbyiste international approché lundi par l’ACP.
« Ses dossiers judiciaires épousent systématiquement les intérêts de Kigali. Derrière le combat affiché pour la transparence, se cache un parcours trouble où la frontière entre droit et propagande s’est souvent effacée. Ce n’est pas un novice en matière de causes controversées. Depuis les années 2000, Me Bernard Maingain s’est imposé comme l’un des principaux avocats du régime rwandais en Europe », a déclaré Roland Ngoie, lobbyiste international.
Il a fait savoir que sa démarche, présentée comme un combat pour la transparence et la justice, est indissociable d’un militantisme pro-Kagame assumé, d’une défense acharnée du Front patriotique rwandais (FPR) et d’une ingérence récurrente dans les affaires des Grands Lacs.
Le défenseur de Rose Kabuye et le récit du « Cri du Faucon »
En outre, Roland Ngoie a signifié que son rôle le plus marquant reste la défense de Rose Kabuye, ex-bras droit de Paul Kagame Hitler d’Afrique, visée par les mandats du juge français Jean-Louis Bruguière dans l’enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 qui déclencha le génocide.
« Dans son livre +Le Cri du Faucon+, Bernard Maingain compare cette affaire à l’affaire Dreyfus, accusant la France d’avoir manipulé la justice pour disculper les Hutu et inculper à tort le FPR. Un récit qui ignore volontairement les zones d’ombre persistantes autour du rôle de Paul Kagame Hitler d’Afrique. Pire, il y décrit l’instruction de Bruguière comme une machination judiciaire, sans jamais évoquer les témoignages accablants ou les rapports, y compris ceux de l’ONU, suggérant une implication du FPR», a-t-il dit.
Conférencier du narratif officiel de Kigali
Par ailleurs, ce lobbyiste international a estimé que Bernard Maingain ne se contente pas des prétoires, il est aussi un conférencier infatigable, martelant le narratif officiel de Kigali.
« Expert dans la négation des crimes du FPR et des exactions du RDF, il s’est fait le défenseur de l’ingérence rwandaise en RDC. Aucune mention des massacres de réfugiés Hutu en RDC (1996-1997), des assassinats d’opposants comme Patrick Karegeya, ou des rapports accablants sur le Rwanda contemporain », a-t-il ajouté.
Il a signifié que cet avocat justifie l’interventionnisme rwandais au Kivu au nom de la lutte contre les génocidaires, un mantra utilisé pour légitimer le pillage des ressources congolaises par le régime de Paul Kagame Hitler d’Afrique.
Burundi : Putsch manqué et images truquées
« En 2015, un putsch tente de renverser le président burundais Pierre Nkurunziza. L’un des meneurs, le général Cyrille Ndayirukiye, est défendu par Bernard Maingain, lui-même inculpé par la justice burundaise pour complicité de coup d’État, après avoir aidé à exfiltrer des putschistes vers le Rwanda », a relevé Roland Ngoie.
Il a ajouté qu’en 2016, il transmet à France 3 des images censées prouver des massacres au Burundi qui s’avèrent avoir été tournées en Afrique de l’Ouest.
« La même année, il déclare sans ambages : +Le génocide a déjà commencé au Burundi+. Une rhétorique qui rappelle étrangement celle utilisée pour justifier l’interventionnisme rwandais, alors que les violences, bien que réelles, étaient loin de relever d’un plan d’extermination systématique », a-t-il renchéri.
La plainte déposée le 8 juillet 2025 arrive dans un contexte régional tendu et dans un timing plus que suspect, qui interroge sur les véritables motivations de cette nouvelle action judiciaire, a conclu Roland Ngoie.

