Kinshasa, 26 février 2026 (ACP).-Le budget de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) a été adopté, jeudi, lors de la cérémonie de signature des contrats de performances entre cet établissement public et l’Office national de l’emploi (ONEM), organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« L’adoption du budget de l’INPP constitue chaque année un moment important de la vie de notre institution. Ce budget n’est pas un simple document financier, il est le fruit de réflexions approfondies, d’échanges intenses durant près d’un mois, d’un travail collectif associant les cadres au sommet et les cadres à la base de notre Institut », a déclaré Godefroy Stanislas Tshimanga directeur général de l’INPP.
Il a fait savoir qu’une commission interne a été mise en place afin de dégager les grandes orientations stratégiques et d’assurer la cohérence entre les ambitions institutionnelles et les moyens mobilisables et après cette première phase technique, le projet de budget a été soumis au Conseil d’administration dont les échanges ont permis d’y apporter les ajustements nécessaires traduisant fidèlement la vision et les ambitions de l’INPP.
« Conformément à la procédure réglementaire, ce budget a ensuite été transmis à l’autorité de tutelle. À la suite de son dépôt, une commission mixte a été mise en place au niveau de la tutelle pour procéder à son réexamen. Cet exercice n’a pas seulement consisté à valider des chiffres ; il a permis de traduire nos engagements en obligations précises, sous la forme d’un contrat de performance. Ce contrat fixe des objectifs clairs, des assignations spécifiques à chaque entité, des indicateurs et mesurables », a-t-il ajouté.
Selon le Directeur général, une évaluation à mi-parcours prévue à la fin du premier semestre, au mois de juillet. C’est un instrument de redevabilité et de transparence, qui engage l’INPP à produire des résultats concrets.
« La présence effective de Son Excellence Monsieur le Ministre à cette cérémonie témoigne de l’importance capitale que le Gouvernement de la République démocratique du Congo accorde à la question de l’emploi, véritable levier de développement économique, de stabilité sociale et de promotion de la dignité humaine »,a dit pour sa part Fanon Béa Ngombe, directeur général de l’ONEM.
Pour Me Beya, ce contrat-programme de performance ne constitue pas une simple formalité administrative. Il représente un véritable pacte de confiance entre l’opérateur public et sa tutelle. Il traduit, en objectifs mesurables et en actions concrètes, la vision stratégique portée par le ministère de tutelle pour moderniser la gouvernance du marché de l’emploi en République démocratique du Congo.
« Cette signature intervient dans un contexte particulièrement structurant pour l’Office national de l’emploi (ONEM), marqué notamment par la réception récente de la +Control Room Statistique Emploi+, outil stratégique de pilotage, de collecte et d’analyse des données du marché du travail, la digitalisation progressive des services d’intermédiation ; le lancement imminent de la plateforme numérique et de l’application +Micuba+, destinée à rapprocher durablement l’Office des demandeurs d’emploi et des employeurs. Ces innovations traduisent notre volonté d’inscrire l’ONEM dans une dynamique de modernisation et d’efficacité », a-t-il conclu.
Pour l’exercice 2026, l’ONEM s’est résolument engagé à optimiser le placement de la main-d’œuvre, renforcer la proximité territoriale ; accélérer la digitalisation des services ; poursuivre l’ouverture progressive de nouvelles directions provinciales ; rapprocher efficacement l’offre et la demande d’emploi, renforcer les capacités professionnelles des agents, mettre en œuvre des programmes structurés de formation, moderniser les compétences techniques et managériales, consolider la gouvernance interne. Assurer une gestion rigoureuse des ressources humaines, financières et matérielles ; respecter strictement les procédures administratives et financières ; appliquer les recommandations des organes de contrôle compétents, ainsi qu’à promouvoir l’emploi des jeunes et des catégories vulnérables, conformément aux principes d’égalité des chances prônés par le Chef de l’État.
ACP/JF

