La création du Conseil interinstitutionnel urbain d’éthique de l’intégrité publique annoncée à Kinshasa

Kinshasa, 26 février 2026;(ACP).- La création du Conseil interinstitutionnel urbain de l’éthique professionnelle, de l’intégrité publique et lutte contre les crimes organisés de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été annoncée lors d’un atelier de réflexion ouvert jeudi dans la capitale congolaise.

« Au terme de ces assises, un cadre de consultation intitulé +Conseil interinstitutionnel urbain de l’éthique professionnelle, de l’intégrité publique et lutte contre les crimes organisés de Kinshasa+ sera créé dans le but d’alerter sur les différents cas d’antivaleurs », a déclaré Apollinaire Mbala, sous-directeur provincial à l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP).  

 «Notre mission, c’est pour être dans les alertes et des antivaleurs en RDC à travers la ville profonde de Kinshasa. Deuxièmement, on sera comme un instrument Conseil des institutions provinciales sur les questions de lutte contre la corruption, les antivaleurs, les détournements de deniers publics, les trafics d’influence, ainsi que l’enrichissement des sites », a-t-il ajouté.  

Justifiant son argumentaire, M. Mbala a soutenu que la RDC est un pays qui prône la bonne gouvernance. « Pour parler de la bonne gouvernance, il faut parler de la transparence. Pour parler de la transparence, il faut la redevabilité. Et Pour arriver à la redevabilité, il faut que chaque citoyen habitant en RDC, en général, particulièrement dans la ville de Kinshasa, doit connaître sa source de provenance », a-t-il martelé.

L’intégrité publique et la lutte contre les crimes organisés

 « Aujourd’hui, j’ai voulu être avec tous les chefs de corps des agents publics de l’État de l’administration urbaine de Kinshasa pour réfléchir pendant trois jours (…) sur l’intégrité publique et la lutte contre les crimes organisés. L’objectif c’est de trouver une compréhension commune dans la gestion de la chose publique au sein de leurs institutions, services et organismes publics », a-t-il indiqué.

M. Mbala a, à cette occasion, exprimé le vœu de voir la ville de Kinshasa se transformer en fonction de l’homme qui possède de la compétence.   « Nous voulons la transformation de la ville de Kinshasa. Cette ville va se transformer en fonction de l’homme. Cela veut dire qu’on doit mettre l’homme au centre de tout parce qu’il y a la compétence dans l’homme, mais les antivaleurs commencent à étouffer la compétence que l’homme peut produire pour transformer Kinshasa », a-t-il laissé entendre.  

Le Programme « Kinshasa ezo bonga », une promesse de transformation

Parlant du Programme « Kinshasa Ezo bonga » du Gouverneur de la capitale congolaise, Laddy Lombi, directeur général adjoint de l’OSCEP a fait savoir que « ceci n’est pas seulement un slogan, mais une promesse de transformation, une invitation à bâtir ensemble une capitale digne, de ses habitants et de son histoire ».  

« Beaucoup de personnes, parlant de ces changements, évoquent un passé nostalgique des années 1960 et 1970 quand Kinshasa était qualifiée de Kin-la-belle. Je crois que le temps est venu de dépasser ces niveaux-là pour aspirer à plus grand que ça, la modernisation de la ville et de toutes ses structures. Kinshasa devra servir de miroir de notre pays. Kin ezo bonga signifie que nous refusons la résignation et la médiocrité. Cela veut dire que nous croyons en une ville plus prospère, plus propre, plus sûre, plus organisée, où chaque citoyen trouve sa place et contribue à l’essor collectif », a-t-il insisté.  

« Ensemble, faisons de ces valeurs, non pas de mots creux et vides de sens, mais des actes. Car la situation globale de Kinshasa ne s’améliorera pas avec des discours fallacieux ou avec des promesses creuses et vides de sens, mais par notre engagement quotidien, notre courage et notre fidélité à cette vision », a conclu le gestionnaire adjoint de l’OSCEP.  

Cet atelier de trois jours, soit les 26, 27 février et 2 mars, a été appuyé financièrement et supervisé techniquement par le Fonds de lutte contre les crimes organisés (Folucco). Cent (100) chefs de corps urbains de l’agent public de l’Etat des institutions, services, organismes publics et société civile de Kinshasa participent à ces assises.  

ACP/JF

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