Kinshasa, 29 mai 2026 (ACP).- La proposition d’édit portant sur les mécanismes de promotion et de sauvegarde des salaires minima provinciaux des travailleurs du secteur privé a été déclarée recevable lors d’une plénière tenue vendredi à l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), en République démocratique du Congo.
« La proposition d’édit portant mécanisme de promotion et de sauvegarde des salaires minima provinciaux des travailleurs œuvrant dans le secteur privé dans la ville de Kinshasa, initiée par le député provincial Mon Plaisir Bolokole est déclarée recevable. Elle est ainsi renvoyée à la commission mixte sociaux culturelles et politiques administratives et judiciaires pour un travail approfondi » a déclaré Lévy Mbuta, président de l’APK.
De son côté, le député provincial Monplaisir Bolokole a indiqué que, l’amélioration durable des conditions des travailleurs du secteur privé de la ville de Kinshasa est l’un des objectifs poursuivis par cette proposition d’édit.
« Le présent édit a pour vocation de promouvoir, sauvegarder, décliner, consolider et adapter, dans le respect de la législation nationale, les normes salariales fixées par le Gouvernement central au niveau de la ville de Kinshasa, en vue d’améliorer durablement les conditions de vie des travailleurs du secteur privé et de leurs ayants droit, sans compromettre la capacité productive des entreprises », a-t-il dit.
Il a souligné qu’à titre d’innovation normative, le présent édit prévoit, par la volonté commune des parties, « le dépassement du seuil ainsi fixé par le pouvoir central et consacre expressément la possibilité d’un régime juridique de peines alternatives au bénéfice des travailleurs du secteur privé, en cas de manquement ou de violation des dispositions du présent édit ».
Selon l’élu de la commune de Ngaba, cette question de la fixation des salaires minima, particulièrement dans le secteur privé, a été à l’origine de tensions sociales récurrentes.
Dans le contexte macroéconomique actuel, marqué notamment par l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs et la nécessité de préserver la paix sociale, l’intervention normative de l’autorité provinciale s’impose comme une exigence de l’État de droit social, tel que consacré à l’article 1er de la Constitution, a-t-il insisté.
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