Bunia, 24 avril 2026 (ACP).- Six(6) mois de travaux forcés, assorti du paiement de 10.000 de dollars américains (USD) ont été prononcés contre une ancienne cheffe de division provinciale des infrastructures et travaux publics (ITP) à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), par le tribunal de grande instance, lors d’une audience.
« Dit établie en fait comme en droit l’infraction de détournement de deniers publics mis à charge de la prévenue Bijoux Apayi . En conséquent, l’en condamne avec admission de circonstance atténuante à 6 mois de travaux forcés. Le tribunal condamnera la prévenue à payer une somme de 10.000 USD, payables en francs congolais au profit de l’État congolais », a prononcé Romain Mulenga, président du tribunal de grande instance.
S’agissant de peines complémentaires, le tribunal a prononcé, en outre, l’interdiction de douze (12) mois contre cette prévenue, après l’exécution de la peine du droit de vote et du droit d’éligibilité.
Elle est interdite, une fois de plus d’accès aux fonctions publiques et para-étatiques, quel qu’en soit l’échelon de grade, la privation du droit à la libération conditionnelle et à la réhabilitation.
Quant au montant détourné par la prévenue, le tribunal, selon le magistrat Mulenga, ne tiendra pas compte du montant chiffré dans la requête aux fins de fixation d’audience du ministère public.
« Car l’instruction à l’audience a relevé beaucoup de contradictions dans le rapport de l’inspecteur de finances du gouvernement provincial », a martelé ce magistrat.
Et de donner l’exemple: « Dans ce rapport, l’inspecteur a dit que la prévenue avait perçu un montant de 11.000$ à titre de caution entre les mains de M. Mukwa, responsable du bureau de COONORI, pourtant, ce dernier avait confirmé devant le tribunal qu’il lui avait remis une caution de 3.500$ ».
Entre-temps, le rapport a relevé que Mme Jeanne Nyiracvavait remis une caution de 16.000$ à la prévenue, selon les chiffres donnés par le tribunal.
Il faut dire également que Nyirac a soutenu devant le tribunal d’avoir payé 8.000$ à la prévenue.
Face à ces contradictions sur le montant exact détourné par la prévenue Apayi , le tribunal s’était vu empêcher de fixer une somme précise. C’est ainsi qu’il n’a pas ordonné la restitution des fonds, faute de saisie préalable, contrairement aux réquisitions du magistrat du parquet.
ACP/ODM

