Kinshasa, 15 mars 2026 (ACP).- Une association a plaidé pour l’ouverture d’une enquête pénale internationale sur le décès à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, de l’humanitaire française Karine Buisset, selon un communiqué parvenu à l’ACP.
« L’Association congolaise pour la défense du droit à la vérité en mémoire des victimes civiles innocentes (ACDDV-DH) demande que toute la vérité soit faite sur la mort (…) d’une humanitaire française à Goma et plaide en faveur d’une enquête pénale internationale », a-t-on lu dans ce document de l’ACDDV-DH.
Cette association s’est dit «attristée par la nouvelle de la mort de la travailleuse humanitaire et activiste des droits de l’homme française Karine Buisset et de deux de ses collègues à Goma, le 11 mars 2026, lors d’une série de frappes de drones dont l’origine reste inconnue ».
Selon le même communiqué, l’ACDDV-DH salue l’annonce par les autorités congolaises d’une enquête sur ces incidents.
« Cependant, en estimant que la zone visée par ces événements n’est pas sous le contrôle du gouvernement congolais mais sous celui de l’AFC-M23, notre organisation craint qu’une enquête gouvernementale menée dans ces conditions ait peu de chances de déboucher sur des résultats concrets», a-t-elle poursuivi.
«L’ACDDV-DH salue l’ouverture par la France d’une enquête pour crimes de guerre et exhorte l’ONU à lancer une enquête pénale internationale afin d’établir les circonstances de ces atrocités et d’en établir les responsabilités», a ajouté le communiqué.
En outre, l’ACDDV-DH a déploré un acte de sabotage délibéré et planifié des efforts de paix en cours et une attaque ciblée qui, pour elle, «ne doit pas rester impunie».
« L’ACDDV-DH estime que le peuple congolais, ainsi que les familles des victimes, ont le droit de savoir ce qui s’est passé et le pourquoi de cette attaque ciblée», a conclu le communiqué.
ACP/C.L.

