Kinshasa, 15 mars 2026 (ACP).- Le ministre d’État en charge de la Justice de la République démocratique du Congo a fait savoir au gouvernement la nécessité d’instaurer un régime pour prévenir les divulgations non autorisées de documents stratégiques gouvernementaux, lors de la 82ème réunion du conseil des ministres, selon le compte rendu lu vendredi à la télévision nationale.
« Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux a attiré l’attention du conseil sur l’urgence de l’institution d’un régime de classification, de protection des documents officiels de l’État. L’objectif est de faire face aux risques croissant des divulgations non autorisé des correspondances non administratives, des notes techniques et des documents stratégiques relevant de l’action gouvernementale dans un contexte d’évolution des pratiques y compris administratives et de l’usage généralisé des outils numériques », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias.
D’après le porte-parole du gouvernement, il s’agit a d’un régime national de classification des documents officiels, reposant sur quatre niveaux des protections « hautement confidentiel de très secret d’État », confidentiel aux secrets d’État, classifiées ou diffusion restreint et non classifiés.
« Un tel système permettra d’identifier clairement le niveau de sensibilité des documents, d’encadrer leurs circulations et de renforcer la responsabilité des agents public dans la gestion de l’information officielle », a-t-il affirmé.
En outre, a indiqué le ministre Muyaya, le garde des sceaux de la RDC a précisé que la mise en œuvre de ces dispositifs suppose également la prise en compte de certaines mesures administratives et techniques destinés à garantir la sécurité des documents officiels.
« Cela passe notamment par la limitation de leurs accès, au seuls agents habilités, la traçabilité des transmissions documentaires, le renforcement des procédures d’archivages, et l’interdiction des documents sensibles via des messageries privés ou des plateformes numériques non sécurisé », a-t-il conclu. ACP/C.L.

