Kinshasa, 02 juilet 2026 (ACP).– Les enquêtes indépendantes ont été sollicitées à la communauté internationale, après des exactions de l’AFC-M23 à l’ égard de civils à Goma, dans l’Est du pays, après avoir exprimé des slogans favorables aux autorités de la République démocratique du Congo, d’après un communiqué consulté jeudi par l’ACP.
« Nous appelons la communauté Internationale, les Nations Unies, la Cour pénale Internationale (CPI), les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains ainsi que toutes les organisations compétentes à ne pas considérer ces allégations comme de simples rumeurs, mais à diligenter sans délai des enquêtes indépendantes, impartiales et crédibles afin d’établir les faits et, le cas échéant, les responsabilités » , a-t-on lu dans le communiqué de cri des Victimes du Congo (CVC) .
« Les victimes du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo vivent depuis de nombreuses années dans la peur, le déplacement, les violences et des traumatismes profonds. Une année supplémentaire de souffrances pour des populations déjà gravement affectées représente une épreuve insupportable qui exige une réponse urgente de la communauté Internationale », a-t-il ajouté.
Le texte a fait savoir que selon les informations recueillies auprès des victimes et des témoins, des civils auraient été pris pour cible après avoir exprimé des opinions ou des slogans favorables aux autorités de la République démocratique du Congo.
« Si ces allégations sont confirmées, elles constitueraient de graves violations des droits humains ainsi que des principes fondamentaux du droit international humanitaire et du respect de la souveraineté des États », peut-on lire.
En outre, la source plaide pour la protection immédiate des populations civiles, conformément au droit international humanitaire.
« Le CVC demande instamment la protection immédiate des populations civiles conformément au droit international humanitaire ; l’ouverture d’enquêtes internationales indépendantes sur les violations alléguées des droits humains et du droit international ; le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de la République démocratique du Congo, conformément à la Charte des Nations Unies », a-t-elle expliqué.
« L’identification des responsables des violations qui seraient établies et leur obligation de rendre compte devant les juridictions compétentes est un soutien accru aux victimes et aux survivants, notamment en matière de protection, de prise en charge psychosociale et d’accès à la justice »,précise-t-il.
Par ailleurs, le document a expliqué que le silence et l’inaction risquent d’aggraver la crise humanitaire.
« Le silence et l’inaction face aux souffrances des populations civiles risquent d’aggraver la crise humanitaire et d’encourager l’impunité. Les victimes congolaises attendent des actes concrets pour que leurs droits, leur dignité et leur sécurité soient enfin protégés », renchérit-il.
Et de poursuivre : « Le Cri des Victimes du Congo exprime sa plus profonde préoccupation face aux informations et témoignages faisant état de la présence présumée d’éléments des forces de sécurité rwandaises dans la ville de Goma et de leur implication alléguée dans des opérations de répression contre des civils »
La correspondance conclut que le CVC réaffirme son engagement à documenter les violations alléguées, à défendre les droits des victimes et à promouvoir la vérité, la justice et la réparation dans le respect du droit national et international.
ACP/ B

