Kinshasa, 11 octobre 2026 (ACP).- Un atelier d’échange d’expériences et de concertation entre les acteurs juridiques et judiciaires impliqués dans la réponse holistique aux violences basées sur le genre (VBG) est prévu du 12 au 13 octobre 2026 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, selon un document parvenu dimanche à l’ACP.
« Ces assises dites de concertation, se tiennent dans le cadre du projet d’accompagnement juridique et judiciaire intégré des survivantes et survivants des violences basées sur le genre, mis en œuvre par l’Action pour la promotion de l’environnement social en RDC (APES-RDC), avec l’appui du PNUD et de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) », a-t-on lu dans l’invitation signée par le Prof. Déogratias Mastaki, directeur général de l’APES-RDC.
Les violences basées sur le genre constituent une violation grave des droits humains et exigent une réponse coordonnée, rapide, confidentielle et centrée sur la personne survivante, a expliqué la source.
À Kinshasa, l’accès effectif à la justice demeure entravé par le coût et la durée des procédures, la méconnaissance des droits, la stigmatisation, les risques de représailles et les ruptures de référencement entre les services juridiques, judiciaires, médicaux, psychosociaux, de protection et de réinsertion, a précisé le document.
Avec l’appui du PNUD et de KOICA, APES-RDC met en œuvre un projet d’accompagnement juridique et judiciaire intégré des survivantes et survivants des VBG à Kinshasa et au Sud-Kivu. Le projet soutient les guichets juridiques des Centres intégrés de services multisectoriels, la documentation sécurisée des cas, l’orientation vers les services compétents, l’assistance judiciaire et la représentation, conformément au cadre juridique national et aux principes directeurs inter organisations applicables à la gestion des cas de VBG.
L’atelier offre ainsi un espace structuré d’échange d’expériences, d’analyse des pratiques et de concertation opérationnelle. Il permet, en outre, aux institutions concernées de clarifier leurs mandats, d’identifier les points de rupture du parcours de référencement et de convenir de mesures concrètes pour améliorer la continuité, la sécurité et la redevabilité de la réponse à Kinshasa.
Les objectifs généraux de l’atelier sont notamment d’harmoniser le circuit de référencement et de renforcer la collaboration entre les acteurs juridiques, judiciaires et multisectoriels afin d’assurer une gestion coordonnée, sûre, diligente et conforme aux normes des cas de VBG à Kinshasa.
Les objectifs spécifiques s’intéressent au partager des expériences, pratiques efficaces et difficultés rencontrées par les différentes composantes des CISM et les services judiciaires, clarification des rôles, responsabilités, points focaux, délais et modalités de rétro-information à chaque étape du référencement. ACP/C.L.

