Kinshasa, 30 juin 2026 (ACP).- Le magistrat du parquet a requis lundi, une peine de cinq (5) de servitude pénale contre un prévenu pour faux en écriture, lors d’une audience du tribunal de grande instance de N’Djili, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), a appris mardi l’ACP de source judiciaire.
« Nous poursuivons M. Konga Losanganya pour avoir commis l’infraction de faux en écriture et avoir fait son usage devant le tribunal de paix de N’Djili. Après examen de ce dossier, nous avons retenu la qualification de faux en écriture et usage de faux, car les pièces présentées par le prévenu précité sont fausses. Partant de ce fait, nous sollicitons de votre tribunal de le condamner à une peine de cinq ans de servitude pénale, 30 jours de contraintes par corps, mais également à une condamnation au paiement de tous les frais de justice », a requis le magistrat du parquet.
Pour sa part, la partie citante Yolama, représentée par son avocat, Me Dieudonné Mungu, a estimé que les documents parcellaires qui ont été brandis sont faux, disant qu’il a fait usage de ce document devant le tribunal de paix de N’Djili. Il a ajouté que le prévenu n’a que le livret de logeur de 1983 et la fiche parcellaire de 1992, ce sont les deux documents qu’ils sont venus attaquer devant le tribunal, disant également que ce livret versé dans le dossier date de 1976 pour la parcelle sise sur l’avenue Kulumba au n°97, quartier 3 dans la commune de Masina.
Selon cet avocat, c’est une parcelle que sa cliente avait acquise depuis 1976 qui fait objet de contestation en 2026, qualifiant ceci d’incompréhensible. Il a, pour ce faire, sollicité du tribunal l’annulation de ce faux livret de logeur et de la fausse fiche parcellaire, exigeant, par ailleurs, une somme de dix mille dollars américains pour le préjudice subi. Réagissant à ces moyens, Me Armand Ndjeka, avocat de la partie prévenu Konga a rejeté l’accusation de faux en écriture et de l’usage de fausse mise à charge de son client.
« Il n’y a ni l’infraction de faux en écriture, ni d’usage de faux. Mon client n’était pas au pays, il a passé la moitié de sa vie en Angola, c’est depuis 1983 qu’il avait acheté cette parcelle auprès de Émile Matondo », a-t-il dit, rappelant qu’ils ont versé toutes les pièces dans le dossier.
Me Ndjeka a, enfin, sollicité au tribunal le rejet de toutes les charges du magistrat du parquet, d’instruire cette affaire en toute liberté, tout en confirmant son client comme propriétaire de la parcelle en conflit.
ACP/ L/ M

