Kinshasa, 29 juin 2026 (ACP).- La condamnation d’un centre de santé au paiement de dommages et intérêts de 70.000 dollars américains (USD) a été sollicitée lundi devant le tribunal du travail de Matete, dans le centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour un litige salarial l’opposant à son ex-employée.
« Dire recevable et fondée la présente action et condamner Top Clinic sexologie, la partie défenderesse, au paiement de 70.000 dollars américains pour tous les préjudices subis (…)», a plaidé l’avocat de Mme Naomie Bandeja, la partie demanderesse.
Dans l’exposé des faits, la partie demanderesse a indiqué que sa cliente a été engagée en 2015 sur la base d’un contrat verbal. Ce n’est que sept ans plus tard, soit le 5 octobre 2022, qu’un contrat de travail écrit a été signé entre les parties.
Selon cette même partie, Mme Bandeja a sollicité, le 18 janvier 2024, un congé de circonstance d’un mois pour les préparatifs de son mariage, une demande qui a été acceptée verbalement par son employeur. À l’issue de cette période, celui-ci lui aurait simplement indiqué qu’il la recontacterait ultérieurement.
« Depuis lors, elle ne perçoit ni salaire, ni avantages, ni décompte final. L’employeur ne lui a jamais fourni d’explications claires sur sa situation. C’est dans ces circonstances qu’elle a saisi l’inspection du travail(…)», a soutenu la partie demanderesse.
De son côté, la partie défenderesse a plaidé pour le rejet de tous les moyens soutenus par la partie demanderesse.
« Qu’il plaise à votre tribunal de déclarer non fondées les déclarations de la partie demanderesse, vous direz fondés les moyens du défendeur (…), rejetez tous les moyens soutenus par la demanderesse », a plaidé l’avocat de la société Top clinic sexologie.
Il a expliqué que Madame Bandeja n’a jamais résilié son contrat de travail, malgré son refus de revenir faire son travail. Elle a même saisi l’inspecteur du travail contre notre client, Top Clinic sexologie pour licenciement abusif.
« Suite à l’abandon du travail de la demanderesse qu’elle sera notifié de son licenciement, conformément à l’article 62, alinéas 1 et 8 du Code de travail et l’article 72 du même code sur la résiliation du contrat de travail qui stipule que: Tout contrat de travail peut être résilié sans préavis pour une faute lourde », s’est appuyé la partie défenderesse.
Prenant la parole à son tour, le magistrat du parquet a sollicité la communication du dossier afin de rendre son avis écrit.
« Le tribunal fait droit à la demande du ministère public et ordonne la communication du dossier dans le délai prévu par la loi », a déclaré Sifa Mulenga, juge présidente de la composition. ACP/B/B

