Kinshasa, 21 mai 2026(ACP).- La condamnation d’une université au payement du décompte final a été sollicitée jeudi, par un ex-travailleur, lors d’une audience du tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) dans une affaire de conflit du travail.
« Dire recevable et fondée l’action introduite par le demandeur Yves Misisi ;
Condamner l’université Bel Campus au payement du décompte final et arriérés de salaire(…) ;
La condamner également à délivrer une attestation de fin de service au demandeur », a déclaré l’avocat de Misisi.
Dans sa narration des faits, l’avocat du demandeur, a fait savoir au tribunal que son client avait conclu un contrat de travail à durée indéterminée avec l’Université Bel Campus. Sept ans et trois mois après, il va solliciter une séparation à l’amiable, suite à plusieurs mois d’impayement.
« Notre client a écrit une lettre en date du 25 mai 2023 à l’université pour une demande de séparation à l’amiable et cette dernière avait accusé réception de ladite lettre », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Le 29 mai, l’Université avait répondu qu’elle avait bel et bien reçu la demande de séparation à l’amiable, qu’elle est en train d’examiner. Etant donné que la réponse de l’université a tardé, mon client était obligé de saisir l’inspecteur du travail », a-t-il soutenu.
Pour cet avocat, devant l’inspecteur, l’université a relevé que le fait pour mon client de demander une séparation à l’amiable serait une fuite en avant parce qu’’il serait convoqué devant les instances de l’université pour répondre sur les faits mis à sa charge, chose que son client a réfuté.
Cet avocat a, également rapporté que l’université avait écrit à l’ Inspecteur du travail qu’elle reconnaît avoir calculé le décompte final de son client qui englobe tous les mois d’arriérés, tout en soutenant que M. Misisi n’a pas droit à ce décompte du fait qu’il a perdu le droit au préavis par sa demande de séparation à l’amiable, promettant que ce dossier sera clôturé dans un délai d’un mois.
Pour sa part, le magistrat du parquet a souhaité que ce dossier lui soit communiqué afin de donner son avis par écrit dans le délai de la loi.
« Le tribunal a fait droit à cette demande », a conclu Mariette Kayamba, juge présidente de la composition. ACP/JF

