Kinshasa : les héritiers d’une succession attaquent  en justice une décision de leur liquidateur 

Kinshasa, 11 juin 2026 (ACP).– Trois de quinze enfants  d’une succession ont attaqué  jeudi, devant le tribunal de grande instance de Kinshasa-Kalamu, au centre de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) , lors d’une audience, la vente  d’une parcelle effectuée par leur liquidateur.

« Trois de quinze enfants de la succession Musau protestent une vente de leur parcelle située sur l’avenue Lokolama, à Matonge, effectuée par M. Mbiki,  liquidateur de leur succession », ont plaidé les avocats de  ces enfants.

Dans la narration des faits,  les avocats de la partie demanderesse (trois enfants) ont dit avoir  saisi le conservateur de titres immobiliers le 12 décembre 2025,  lorsqu’ils ont eu  l’écho d’une vente,  avant de faire opposition à toute vente ou encore mutation sur leur parcelle. 

Ils ont également contesté le procès-verbal du conseil de famille auquel ils n’ont jamais assisté et  signé, faisant mention d’un accord entre tous les héritiers pour la vente de ladite parcelle. Ils ont soutenu qu’il y avait fraude et défaut de qualité  dans le chef des participants à cette réunion, tout en concluant qu’ils sont toujours copropriétaires de ladite parcelle. 

Pour leur part, les avocats du liquidateur Mbiki, ont rappelé les dispositions du procès-verbal  du conseil de famille et la répartition des fonds issus de la vente qui a été faite au bénéfice de tous les héritiers:

“Le Conseil de famille a désigné notre client comme liquidateur, ils ont donné les prérogatives à ce dernier de  vendre l’immeuble de Lokolama,  dans le quartier Matonge », ont-ils soutenu. 

Ils ont également ajouté que leur client  M. Mbiki a , par la suite, distribué à tous les héritiers leur quote-part moyennant les actes de reconnaissance, mais grande a été leur stupéfaction de constater que, quelques temps après, trois de quinze enfants vont être à la base d’une action en justice, disant qu’ils n’étaient pas au courant et continuent de se déclarer copropriétaires sur base de l’ancien certificat d’enregistrement qui a été annulé par l’émission du nouveau issu de la vente. 

Dans son avis, le magistrat du parquet a débouté les arguments de la partie demanderesse ( trois de quinze enfants) du fait qu’elle n’a pas contesté le procès-verbal du conseil de famille, datant de 2019 qui produit ses effets, ajoutant aussi que son action aurait un sens logique si les 3  n’ avaient pas touché les revenus de la vente, mais ils l’ont fait. « Tirant les conséquences de ce qui précède, le tribunal doit déclarer l’action recevable mais non fondé », a-t-il conclu. 

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a clos les débats, tout en promettant de rendre sa décision dans le délai de la loi. 

ACP/ F

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