Kinshasa, 02 avril 2026( ACP).- Le magistrat du parquet a sollicité, jeudi, la condamnation de l’archidiocèse de Kinshasa pour non-paiement d’arriérés de salaire dûs à un ancien travailleur, après la rupture abusive du contrat, lors d’une audience du tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« Qu’il plaise au tribunal de céans de dire que cette action introduite par Camille Bolansala, ex-travailleur de l’archidiocèse de Kinshasa, recevable et fondée.
Condamner le défendeur (archidiocèse de Kinshasa) au payement de 36 mois du dernier salaire dû au demandeur.
Le condamner également à payer les arriérés des salaires du demandeur, en tenant compte de la période allant du 24 janvier 2024 jusqu’au jour de la résiliation du contrat (….) », a déclaré le magistrat du parquet.
M. Bolansala, fut travailleur à l’archidiocèse de Kinshasa pendant 10 ans en tant que cuisinier. Engagé le 04 avril 2010 et, en février 2020, il avait été notifié par une lettre de mise en congé technique, sans délai précis.
Cette situation va donc l’amener à écrire à son employeur, mais sa lettre est restée sans réponse.
Le 26 décembre 2023, l’employeur va rompre abusivement le contrat de travail, avant de procéder au calcul du décompte final sans tenir compte des arriérés de 24 mois.
Le 24 janvier 2024, le demandeur Bolansala va écrire à son ex-employeur pour lui demander de revoir ses calculs, mais aucune suite n’a été réservée quant à ce.
C’est ainsi qu’il va saisir l’inspecteur du travail et ce dernier avait invité à trois reprises l’archidiocèse de Kinshasa, qui avait brillé par son absence.
Ce refus va amener l’inspecteur du travail à établir un procès-verbal de carence qui vaut procès-verbal de non-conciliation le 16 juin 2025.
Le tribunal clos le débat, prend la présente cause en délibéré, et son jugement interviendra dans le délai de la loi, a déclaré Jean Paul Lobanga, juge président de la composition.
ACP/JF

