La révision de la loi sur la protection des réfugiés recommandée au gouvernement

Kinshasa, 24 juin 2026 (ACP).- La révision de la loi portant protection des réfugiés en République démocratique du Congo a été recommandée mercredi, au gouvernement de la République démocratique du Congo, lors d’une activité de commémoration de la Journée mondiale des réfugiés.

« Nous demandons au  gouvernement congolais de réviser la loi sur la protection des réfugiés, d’engager  des réformes institutionnelles, entre autres, à la Commission nationale des  réfugiés avec de nouveaux animateurs, un budget et aussi la formation de ses agents sur la protection des réfugiés », a déclaré Pecos Kulihoshi, animateur national du collectif des organisations des Jeunes solidaires du Congo-Kinshasa (Cojeski-RDC). .

« L’actuelle loi a été adopté en 2002 lorsque le pays était en transition. Elle ne se focalisait pas sur la protection des réfugiés, mais plutôt sur la création d’un environnement pour vider la RDC des refugiés et ne valorise pas le statut de réfugiés », a-t-il ajouté.

Selon M. Kulihoshi, le gouvernement doit aussi mettre en place une politique nationale qui résultera d’une table ronde sur cette question, et stopper avec la « politisation des refugiés », car ils sont un problème humanitaire à répondre par une approche humanitaire.

De son côté, Mondo Gbodo, président du Sous-groupe Justice transitionnelle (SG JT) de la Coalition des ONGs des Droits de l’homme du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme BCNUDH) – Bureau Terrain de Kinshasa (BTK) de la Monusco, a lancé un appel à favoriser la coexistence pacifique avec les réfugiés.

« Renouvelons notre solidarité envers les réfugiés, combattons les discriminations, favorisons la coexistence pacifique et travaillons ensemble pour bâtir un monde où chaque être humain pourra vivre dans la société dans la dignité et la paix », a-t-il plaidé.

M. Gbodo a fait savoir que cette journée rappelle la situation de millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont été contraints de quitter leurs foyers à cause des guerre et des conflits armés, des persécutions, des violations des droits de l’Homme, surtout dans la partie est de la RDC.

Un appel  à la réinstallation des réfugiés lancé au gouvernement

Par ailleurs, Stéphanie Bukuru, vice-présidente de la commission des réfugiés du Burundi, a lancé un appel à la réinstallation des réfugiés comme solution durable pour leur permettre de reconstruire leur vie.

« Il est impératif, notamment par la réinstallation comme solution durable, de permettre aux réfugiés l’envol à reconstruire leur vie dans la dignité, en tenant compte surtout des désespérés et vulnérables réfugiés de longue date, regorgeant pourtant des talents à exprimer pour le développement », a-t-elle dit.

Et de poursuivre : « nous plaidons auprès du HCR et de la CNR pour une meilleure protection et sécurité, tout en valorisant nos cartes d’identité pour réfugiés (Cire) auprès des autorités du pays et les opérateurs économiques. La mise en œuvre de toutes les mesures destinées à améliorer le sort des réfugiés et demandeurs d’asile en ce qui concerne la santé, éducation à tous les niveaux (maternel, primaire, secondaire, humanité et tertiaire) jusqu’à la délivrance de TVC en version biométrique ».

Elle a renchéri que ces organismes doivent éclairer les réfugiés sur les dispositions légales susceptibles d’encourager l’intégration sur place et de protéger les réfugiés désireux de choisir la RDC comme leur seconde patrie.

« Nous décrions la situation discriminatoire des demandeurs d’asile pour la détermination de statut qui dure plus de cinq, dix et quinze ans, alors que les conventions et lois régissant la situation des réfugiés nous parlent de moins d’une année », a-t-elle conclu.

Cette activité a été organisée par le collectif des organisations des Jeunes solidaires du Congo-Kinshasa (Cojeski-RDC) en partenariat avec le Sous-groupe Justice transitionnelle (SG JT) de la Coalition des ONGs des Droits de l’homme du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) – Bureau Terrain de Kinshasa (BTK) de la Monusco avec pour objectif de conjuguer les efforts afin de faire de la RDC « un pays modèle de la protection des droits des réfugiés et autres migrants forcés au monde ». ACP/

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