Kinshasa, 21 mars 2026 (ACP).-Le président d’une association a relevé, vendredi, que le Code du numérique, promulgué en 2023 en République démocratique du Congo (RDC), protège doublement les utilisateurs en ligne, lors d’une séminaire virtuel (webinaire) sur:
« Femmes congolaises, droits numériques et haine en ligne: quels mécanismes de protection et quelles actions possibles en RDC.
« Le Code du numérique protège doublement les utilisateurs en ligne: les sanctions peuvent s’appliquer directement aux auteurs des propos qui tombent sous le coup de cette loi, mais également une obligation de protéger les utilisateurs imposées aux fournisseurs (réseaux sociaux, data center) à travers notamment le mécanisme de signalement » a ajouté Brozeck Kandolo, président de l’association Habari-RDC, une plateforme du droit numérique.
Et d’ajouter: « Ce webinaire vise à mettre en lumière les violences dont les femmes sont victimes en ligne et analyser les solutions proposées par le Code du numérique, les violences en ligne concernent plus des femmes que d’homme, ces violences sont l’ordre des propos misogyne, les publications des videos privées et de discours sexistes ».
Selon cette source, ce sont les atouts du Code du numérique en matière de lutte contre cyber-harcèlement qui ont été évoqués lors ce webinaire.
Pour illustrer ses propos, premier intervenant a parlé de la campagne de dénigrement qu’avait subie, il y’a pas longtemps, une ministre dans le gouvernement congolais suite à des rumeurs sur sa probable grossesse, mais aussi le cas de Mme Honorine Porsche, qui au-delà de son action condamnable aux yeux de la loi, a vu sa nudité circuler sur les réseaux sociaux à l’issue de son arrestation.
Mme Do Nsenseme, deuxième intervenante, a partagé son expérience en tant que femme blogueuse et activiste des droits des femmes sur les réseaux sociaux.
Pour elle, il existe une différence entre la théorie et la pratique en cette matière dans l’espace numérique congolais.
« Théoriquement les femmes ont les mêmes droits que les hommes, mais malheureusement dans la pratique, les femmes sont celles qui souffrent le plus du cyber-harcèlement » a rappelé Do Nsenseme.
Elle a également expliqué comment elle parvient à limiter l’harcèlement sur ses comptes en masquant certains mots et à signaler certains commentaires reprenant les injures ou autres propos déplacés.
Rappelons que l’association Habari-RDC a organisé cette activité en marge de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, dans le but de sensibiliser et promouvoir les droit des femmes dans l’espace numérique congolais.
ACP/C.L.

