L’expérience d’une commissaire aux Droits de l’homme partagée aux élèves à Kinshasa

Kinshasa, 25 mars 2026 (ACP).- L’expérience d’une commissaire aux droits de l’homme a été partagée mercredi aux élèves du collège Saint Georges de Kintambo, une commune du centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’une sensibilisation dans le cadre du mois de la femme.

« J’étais aussi élève comme vous. Je suis passée par l’école, puis l’université, pour devenir une avocate. J’ai eu à occuper plusieurs postes de responsabilité. Je suis, pour le moment, commissaire nationale chargée des droits de la femme et de l’enfant de la CNDH-RDC ainsi que mère de famille. C’est possible de concilier la vie de famille et la vie professionnelle », a déclaré Me Gisèle Kapinga.

« Il faut oser. Je ne suis pas venue d’une famille riche mais d’une famille modeste », a dit, en outre, la commissaire nationale Kapinga, avant d’inviter les élèves (filles) de cette école à la discipline, à la persévérance et à se fixer un objectif, qu’elles doivent atteindre.

Lors de cette sensibilisation, Me Samuel Atweka et Me Laetitia Mazamba, deux autres experts de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ont exposé respectivement sur la mission de cette institution nationale des droits humains et celle de la sous-commission permanente chargée des droits de la femme et de l’enfant ainsi que sur les violences basées sur le genre (VBG).

« La CNDH est une institution d’appui à la démocratie chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Elle enquête sur les violations, visite les lieux de détention, éduque le public, et formule des recommandations au gouvernement pour garantir les libertés fondamentales », a expliqué M. Atweka.

Mme Mazamba est, pour sa part, revenue sur les notions des droits, des droits de l’enfant et les violences en général ainsi que les VBG, qui prennent en compte aussi les enfants, citant  notamment les violences physiques, psychologiques ou émotionnelles, sexuelles, économiques et autres les violences numériques ainsi que les harcèlements.

Rappelant l’importance de la prévention, cette experte de la CNDH a invité les élèves de cette école à ne pas s’exposer aux violences, indiquant que certaines choses telles que la valeur ou la réputation sont difficilement récupérables.

« Parce que, même si on peut punir les gens qui commettent ces violences, il y a des choses qui ne peuvent pas être rattrapées, telles que la valeur, la réputation, surtout avec les nouvelles technologies de l’information », a-t-elle martelé, avant d’inviter toute victime à contacter le numéro vert de la CNDH.

ACP/UKB

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