Kinshasa, 25 mars 2026 (ACP).- La Haute cour militaire a renvoyé, mercredi, à une semaine l’étape du procès en appel consacrée aux conclusions des parties sur l’affaire du meurtre de policier de circulation routière Fiston Kabeya, par les policiers commis à la sécurité de la Première ministre Judith Suminwa, survenu en 2025 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
«Nous renvoyons cette cause à la huitaine, mais toutefois vous serez informé par la voie du greffe», a lancé le Général de brigade magistrat Jean-Claude Nzau Keba, président de la composition, qui a fait droit à la demande du ministère public, appelé à présenter ses réquisitions ce jour.
«Mon état de santé ne me permet pas de pouvoir m’acquitter de cette noble tâche aujourd’hui monsieur le président», a déclaré le colonel magistrat Mukuta Andondo du parquet général.
De leurs côtés, les avocats de la défense des prévenus ont qualifié cette excuse de l’organe poursuivant de faux fouillant.

«La remise de la date d’audience pour aujourd’hui mercredi a été contradictoire, monsieur le président. Et vous aviez bien indiqué que ladite audience sera consacrée premièrement au réquisitoire du ministère public, puis les conclusions des parties civiles, enfin la plaidoirie de la défense», a soutenu la défense.
«Le ministère public a soulevé aujourd’hui le problème de maladie, ce n’est tout simplement qu’un faux fouillant, votre honneur», ont ajouté les avocats de prévenu commissaire supérieur adjoint Olivier Kanza Duniya, chef de la sécurité de la première ministre Judith Suminwa au moment des faits.
Les parties civiles bien que préparées pour présenter leurs conclusions, ont adhéré, elles aussi, à la demande du ministère public.
«Nous sommes prêtes pour nos conclusions monsieur le président, mais étant donné que la santé de l’organe accusateur ne convient pas pour nous écouter, nous souhaiterions que votre haute cour remette cette cause, le temps que le représentant du parquet se remette», ont dit les avocats des parties civiles.
Dans cette cause, cinq prévenus condamnés de la peine allant de 5 à 20 ans de prison sont en appel devant la Haute cour militaire. Il s’agit du Commissaire supérieur adjoint Olivier Kanza Duniya, chef de sécurité de la Première ministre, deux sous-commissaires adjoints Serge Libenge Talina et Papy Mangela Bendo, l’agent de police principal Théo Kabongo Kabongo et un brigadier en chef Sangwa Mulangi.
Le verdict de la cour militaire de Kinshasa Gombe le condamnant, a été rendu tard dans la nuit de jeudi 15 mai 2025.
Trois préventions sont mises à leur charge, à savoir: Homicide preterintentionnel, arrestation arbitraire et violation de consigne.
ACP/ODM

