Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- La Haute cour militaire de la République démocratique du Congo a accordé, mercredi, une remise au prévenu général-major Stasin Kizimu, commandant de la 14ème Région militaire, poursuivi pour outrage envers son supérieur, lors d’une audience tenue à son siège à Gombe.
« La Haute cour militaire déclare clos le débat sur la remise sollicitée par le prévenu général-major Stasin Kizimu Mbuyu et renvoie la cause à huitaine », a déclaré le général de brigade magistrat Jean-Claude Nzau, président de la composition.
Le magistrat du parquet militaire a, de son côté, sollicité le huis clos dans cette cause.
« La Haute cour militaire prend en délibéré la demande de l’auditeur général sur le huis clos, après les avis des uns et des autres, et va se prononcer par un arrêt avant dire droit à l’audience prochaine », a poursuivi le juge président.
Dans la préoccupation du prévenu général-major Kizimu, ce dernier avait demandé à la cour une courte remise, pour ce qu’il qualifiait de « cause juste ».
« Monsieur le président, vous le savez tous que notre pays vibre aujourd’hui au rythme d’un grand événement qui est le match de la coupe du monde, opposant notre pays au Portugal », a déclaré le prévenu.
Et d’ajouter : « étant commandant Task Force de la ville et commandant de la 14ème Région militaire, je suis appelé à prendre les dispositions sécuritaires avec mon collègue de la police pour éviter tout dérapage. Voilà le bien-fondé de ma demande, monsieur le président ».
Cette requête a été refusée par les avocats de la partie civile général-major Jérôme Shiko Tshitambwe, commandant de la première zone de défense.
« Monsieur le président, cette demande est fantaisiste, d’autant plus que cette rencontre de football ne se joue pas à Kinshasa, mais aux Etats-Unis d’Amérique », ont soutenu Maîtres Bokolombe et Étienne Lombela, avocats de la partie civile.
« La justice militaire est caractérisée par la célérité et la rigueur et que ce type de demande de remise n’est qu’un dilatoire », ont-ils martelé.
Le représentant du parquet général, organe accusateur, a aussi soutenu la position de la partie civile.
Cette cause a été renvoyée au mercredi 24 juin 2026, date à laquelle la Haute cour militaire rendra son arrêt avant dire droit, pour répondre à la requête sur le huis clos, sollicitée par l’organe poursuivant.
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