Procès des « métis du Congo » : l’Etat belge condamné à indemniser des victimes pour crimes contre l’humanité

Kinshasa, 23 mai 2026 (ACP).– La Cour de cassation belge a confirmé la validité de l’arrêt du 2 décembre 2024 prononcé par la cour d’appel de Bruxelles dans l’affaire des métis congolais déportés en Belgique pendant la colonisation, a appris l’ACP samedi des médias internationaux.

« La Cour de cassation a rejeté vendredi le pourvoi introduit par l’Etat belge contre l’arrêt du 2 décembre 2024 prononcé par la cour d’appel de Bruxelles. En conséquence, la décision d’appel devient définitive », a-t-on lu dans le quotidien belge Le Soir.

L’Etat belge est définitivement condamné pour « crimes contre l’humanité » commis durant la période coloniale. Il est également condamné à indemniser civilement cinq victimes notamment Mmes Monique Bitu, Léa Tavares, Noëlle Verbeken, Marie-Josée Loshi ainsi que Madame Simone Ngalula, toutes victimes de la « politique de ségrégation raciale et d’enlèvements forcés » des enfants métis menée par la Belgique durant la période coloniale, a précisé la source.

L’arrêt du 2 décembre 2024, désormais définitif, marque un événement inédit parce que c’est la première condamnation d’un Etat européen à indemniser des victimes de la colonisation. Il sied de rappeler qu’en 2018, Charles Michel, alors Premier ministre, avait présenté ses excuses au nom de l’Etat belge pour la ségrégation des enfants métis au Congo, au Rwanda et au Burundi. Pour les plaignantes, ces excuses étaient une première étape, la seconde étant de réparer le dommage causé, ce qui devient une réalité avec cette condamnation définitive de l’Etat belge. ACP/

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