Kinshasa, 27 août 2026 (ACP) -Le parquet général militaire a demandé, dans sa réplique, à la haute cour de juger non fondées et de rejeter les exceptions soulevées par la défense afin de permettre la poursuite de l’instruction, lors d’une audience tenue à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Qu’il plaise à votre Haute cour militaire de dire les exceptions soulevées par les avocats du prévenu Christian Tshiwewe et consorts recevables, étant donné qu’elles ont été en application conforme de l’article 256, alinéa 2, du Code judiciaire militaire, mais de les déclarer non fondées et de les rejeter, d’ordonner la poursuite de l’instruction de ce procès », a déclaré le lieutenant-général magistrat Lucien-Réné Likulia, chef du parquet général militaire.
Il a, dans son argumentaire, défendu la légalité des actes posés par les agents du Conseil national de Cyberdéfense (CNC) lors des interpellations des prévenus.
« Les agents du CNC ont agi conformément aux articles 134 à 139 du Code judiciaire militaire. Les actes qu’ils posent tirent leur fondement de la loi », a soutenu le chef du parquet militaire, avant de répondre également aux moyens soulevés par les avocats de généraux de brigade John Sangwa et Chinyabuuma, jugés aux côtés du général d’armée Tshiwewe,
relatifs à l’autorisation des poursuites contre les prévenus bénéficiant de privilèges liés à leur élévation dans l’ordre national « Héros nationaux Kabila-Lumumba ».
Selon lui, le Chef de l’État n’était pas tenu de recourir à une ordonnance pour autoriser ces poursuites.
« L’autorisation des poursuites ne fait pas partie des matières pour lesquelles le Chef de l’État agit par voie d’ordonnance. Il ne s’est limité qu’à autoriser au parquet général militaire d’engager les poursuites », a-t-il martelé.
Le procès a été renvoyé au jeudi 8 septembre 2026 par la Haute cour militaire, pour permettre à la défense de présenter sa contre-réplique, après la réplique du parquet militaire.
« La Haute cour renvoie la cause à deux semaines, soit le 8 septembre 2026, pour la réplique de la défense et nous prendrons cette affaire en délibéré », a déclaré le lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo, premier président de la Haute cour militaire.
Rappelons que le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, est jugé avec plusieurs co-prévenus pour plusieurs griefs, notamment complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre ainsi qu’incitation de militaires à des actes contraires au devoir et à la discipline. ACP/ D/Kap.

