Kinshasa, 27 août 2026 (ACP).- Une session de renforcement des capacités des membres d’une institution des droits de l’homme sur « les mécanismes internationaux des droits humains » a été ouverte, jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), en collaboration avec le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), a constaté l’ACP.
« Cette session constitue une illustration concrète de la qualité du partenariat qui unit nos deux institutions autour d’un objectif commun: renforcer la protection effective des droits et libertés fondamentales de la personne humaine en RDC », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.
Ces travaux de deux jours, qui se clôturent vendredi, ont été ouverts en présence de l’honorable Boris Mbuku, président de la commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale.
Pour le président Nsapu, la CNDH, en tant qu’une institution nationale des droits de l’homme, est appelée à jouer un rôle essentiel dans la promotion, la protection et la défense des droits humains, ajoutant que cette institution ne peut pas accomplir pleinement sa mission, sans une bonne maîtrise de l’environnement national, régional et international dans lequel s’inscrit la protection des droits de l’homme.
« Les mécanismes internationaux ne doivent pas être perçus comme des réalités lointaines, réservées aux seules institutions établies à Genève ou dans d’autres capitales du monde », a martelé le président de la CNDH-RDC.
Il a aussi soutenu que ces mécanismes constituent également des instruments importants qui peuvent contribuer à améliorer la situation concrète des droits humains en RDC.
Paul Nsapu a fait, également, allusion à l’Examen périodique universel (EPU), les organes conventionnels, les procédures spéciales ainsi que les mécanismes régionaux africains qui constituent, pour lui, autant d’espaces à travers lesquels la communauté internationale accompagne les États dans le respect de leurs engagements en matière des droits humains.
Et de relever: « pour la RDC, ces mécanismes représentent également une opportunité d’évaluer les progrès accomplis, d’identifier les insuffisances et de mobiliser les institutions compétentes autour d’actions concrètes ».
Il a, en outre, soutenu que la CNDH-RDC doit continuer à exercer sa mission de conseil, de plaidoyer, de monitoring et de suivi, tout en renforçant la collaboration avec les institutions publiques, la société civile et les partenaires internationaux.
Le président Paul Nsapu a, par ailleurs, martelé que cette formation intervient à un moment particulièrement important, ou la RDC est notamment appelée à poursuivre la mise en œuvre des recommandations issues de son passage au quatrième cycle de l’EPU.
La RDC doit également faire face à différentes obligations de rapportage auprès des mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme, a-t-il précisé.
Auparavant, Mme Corinne Nguegang, représentante du directeur intérimaire du BCNUDH avait animé un des modules sur les mécanismes internationaux de protection des droits humains, l’aperçu sur les mécanismes régionaux de protection des droits humains ainsi que le rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits de l’homme. ACP/ K.

