Réseaux sociaux : la liberté ou la prison sont au pouvoir des utilisateurs du téléphone en RDC

Kinshasa, 14 mars 2026 (ACP).- De nos jours, l’usage des réseaux sociaux à travers le téléphone portable comme moyen de communication incontournable à l’ère du numérique n’épargne aucune couche sociale  de la planète, particulièrement en République démocratique du Congo (RDC), alors que leur utilisation abusive peut facilement entamer la liberté de l’utilisateur, jusqu’à lui ouvrir la porte de la prison, à défaut des amendes à payer au regard de la loi.

En effet, le pays de Lumumba  s’est doté depuis le 13 mars 2023, d’un Code du numérique aux termes d’une  Ordonnance -Loi signée par le Président Félix Tshisekedi,  contenant un éventail d’articles qui réglementent la bonne utilisation des réseaux sociaux tant prisés dans les téléphones.

Pour la catégorie des jeunes utilisateurs, les réseaux sociaux s’apparente même à une sorte d’opium, un besoin à satisfaire à tout prix et parfois n’importe comment. Il arrive souvent à plusieurs jeunes ou même des  adultes de deux sexes de consacrer des heures entières, collés à leurs téléphones rien que pour manipuler, à contre courant parfois, leurs réseaux sociaux. Le constat à ce sujet est que souvent ce sont des vices, calomnies, rancontards et invectives qui sont les plus véhiculés en lieu et place des vertus.

Dans cet exercice, sans trop le savoir, certains d’entre eux enfreignent éperdument la loi, s’exposant ainsi à des peines légalement établies.

A titre illustratif, les dispositions pertinentes sur la diffusion des fausses informations contenues dans le  Code du numérique stipule que « l’initiation ou le relais de fausses informations sur un individu via des moyens électroniques est puni de 1 à 6 mois de servitude pénale et d’une amende de 500.000 à 100.000 francs congolais ».

Au sujet de Cyber espionnage et atteinte à la défense nationale, sont également punis par le code précité  qui stipule ceci ; la destruction, soustraction ou divulgation de données confidentielles via un système de communication électronique est punie de 10 à 20 ans de servitude pénale.

Le Code couvre également la pornographie infantile, le spam, la fraude aux cartes bancaires et d’autres infractions.

Ces quelques exemples démontrent à quel point tout homme faisant librement usage de son téléphone peut se mettre la corde au cou, soit en allant en prison ou à se faisant infliger des amendes pour non respect du Code.

Tout est permis, mais pas utile

La vérité dans le recours aux réseaux sociaux est que tout est permis et que tout n’est pas utile. L’inutile est formellement interdit, donc prohibé par la loi parce que contraire aux bonnes mœurs.

Il faut savoir choisir ce qui est autorisé, parce que le législateur en élaborant le Code du numérique a mis devant tout utilisateur : « La vie et la mort ». L’utilisateur a donc le libre choix devant cette dualité. Toutefois, le choix du bien ou du bon est vivement recommandé.

Ceci n’est que justice parce que le fonctionnement ou la marche de toute organisation, humaine soit elle, a des bornes à ne pas franchir. Ce sont des lois, commandements, principes,  règles ou des ordres à respecter scrupuleusement pour éviter tout dérapage.

Dieu le créateur de l’humanité l’ayant compris le premier, a placé devant l’homme une dizaine de commandements pour réguler le monde. Les États du monde, sur base de lois divines, sont dotés chacun d’une Constitution qui régit la marche de chaque Nation.

Tout ceci dans le seul souci de mettre de l’ordre dans la marche de la société. Vous trouverez des règles bien établies même au sein des espèces animales.

Voilà pourquoi le Code du numérique constitue aujourd’hui un document légal de base qui organise le bon usage du téléphone, de surcroît des réseaux sociaux devenus  de plus en plus des canaux dangereux qui distillent des venins de haine, de division, de diffamation , d’injures, de  calomnie et d’autres méfaits de nature à saper les objectifs nobles poursuivis par l’inventeur du téléphone et de ses réseaux sociaux. Un homme averti en vaut deux, dit-on. Nul n’étant censé ignorer la loi, les utilisateurs des réseaux sociaux congolais, ont le sacré devoir de connaître les dispositions du Code numérique afin de ne  pas tomber dans le piège de l’ignorance au risque de se faire rattraper par les instances judiciaires.ACP/

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