Tshopo : les parties prenantes au « processus de réparation collective » en consultation à Kisangani

Kisangani, 22 juin 2026 (ACP).- Un atelier de consultation des parties prenantes au processus de réparation collective a été ouvert, lundi à Kisangani, capitale provinciale de la Tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), à l’initiative d’un établissement public, a constaté l’ACP.

‎« Initié par le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (Frivao), le présent atelier constitue une étape importante dans le processus de dialogue et de concertation entre les différents acteurs. Il offre à chacun l’opportunité d’exprimer ses préoccupations, ses attentes et ses priorités afin que les interventions envisagées répondent effectivement aux aspirations légitimes de nos populations », a déclaré Didier Lomoyo, vice-gouverneur de la Tshopo, à l’ouverture de ces travaux au nom du gouverneur de la province de Tshopo.

‎À travers cette démarche participative, le gouvernement provincial entend promouvoir une approche inclusive permettant aux populations concernées de contribuer directement à la définition des projets qui seront exécutés au bénéfice des communautés affectées.

« Les cahiers des charges qui seront élaborés à l’issue de ces consultations devront refléter fidèlement les besoins prioritaires des communautés et contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie », a soutenu le vice-gouverneur Lomoyo.

Pour sa part, la coordination du Frivao a indiqué que ces consultations visent à garantir que les projets de réparation collective répondent effectivement aux réalités et aux attentes des populations victimes des conséquences des conflits ayant affecté plusieurs régions de l’est de la République démocratique du Congo.

« Réparer collectivement, c’est reconstruire ensemble ce que la violence a détruit. C’est redonner de la dignité à des territoires meurtris à travers des projets structurants et porteurs d’avenir », a affirmé François Mwarabu, coordonnateur du Frivao.

Le responsable de cette structure a également insisté sur le rôle central des communautés dans l’identification des priorités de développement et dans l’orientation des interventions futures.

« Nous allons recueillir vos états de besoins sous forme de cahiers des charges. Vos propositions guideront directement nos actions futures », a-t-il expliqué.

Les conclusions de cet atelier devront permettre au Frivao d’identifier et de planifier des projets communautaires dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures de base et le développement socioéconomique, en vue de contribuer à une réparation collective durable au profit des populations concernées.

ACP/ Kis/M

Fil d'actualités

Sur le même sujet