Viol sur mineure : un tribunal appelé à attendre la contre-expertise médicale avant  l’instruction

Kinshasa, 05 février 2026 (ACP).- Le magistrat du parquet a demandé jeudi,  au tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), d’attendre une contre-expertise médicale dans une affaire de viol sur mineure perpétrée en novembre 2025 dans la commune de la Nsele, lors d’une audience.

« Qu’il plaise à votre tribunal d’accorder une remise à la partie victime pour l’accomplissement de ce devoir qui va encore éclairer la religion du juge que vous êtes « ,  a déclaré le magistrat du parquet dans son avis.

Et d’ajouter :

« Plus les temps passent, plus on s’éloigne de la vérité, la matière pénale requiert la célérité. Bien que le premier rapport médical de l’hôpital Pilote de Masina ayant été contesté, votre tribunal ne  peut pas passer outre le devoir de recourir à la contre-expertise même si ça retarde le cours de l’instance, c’est un devoir impératif ».

Abondant dans le même sens que le magistrat du parquet, Me Alpha Ngalula, avocat de la victime Ruthiana Ngalula, âgée de 11 ans, a déclaré que la famille  de sa cliente a été éprouvée, c’est pourquoi il y avait retard dans l’accomplissement du devoir du tribunal à savoir la contre-expertise médicale.

« C’est aberrant de dire que nous avions refusé de faire examiner l’enfant alors que nous  sommes victimes, la famille était en deuil, c’est pourquoi il y avait tous ces retards, nous demandons une courte remise pour nous permettre d’amener l’enfant à l’hôpital enfin d’obtenir un bon résultat qui va éclairer votre tribunal » , a-t-il rencheri.

De son coté, Me Emile Museni, avocat de l’enfant en conflit avec la loi Lutondo Mbondo, agée de 15 ans) a demandé au tribunal de passer outre la contre-expertise médicale,  en autorisant les parties de plaider.

« Nous voulons plaider cette affaire aujourd’hui, votre tribunal ne peut que constater comment la prétendue partie victime multiplie des dilatoires, ils ont contesté le premier rapport médical mais, ils font des manœuvres à la place d’amener l’enfant à l’hôpital », a martelé Me Museni.

Faisant sienne l’avis du magistrat du parquet, le tribunal a accordé une semaine aux parties avec comme devoir de recourir à une contre-expertise.

ACP/C.L.

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