Bruxelles : le cinéma congolais à l’honneur à « La Nuit du Burkina 2026 »

Kinshasa, 12 juillet 2026(ACP).- La cinquième édition de « La Nuit du Burkina » clôturée samedi à Bruxelles en Belgique a placé la République démocratique du Congo en pays d’honneur, notamment autour d’un échange consacrée à la projection du film « L’Afropeen la Ngungoise » du cinéaste congolais Pitchou Matouasilua, selon un communiqué parvenu dimanche à l’ACP.

« Dans les temps forts de cette édition figurent deux projectionsdébat : Une si longue nuit, œuvre poignante de la Burkinabè Delphine Yerbenga, et L’Afropeen la Ngungoise, film du réalisateur congolais Pitchou Matouasilua», a indiqué Paulin Mare, organisateur dudit événement cité dans le communiqué.

Selon lui, la présence de la RDC à cette édition s’explique par des liens d’amitié tissés entre acteurs culturels des deux pays.

« La RDC est mise à l’honneur grâce à une amitié forte entre des personnes issues des deux pays.  Nous souhaitons, par ces échanges, faire découvrir la réalité congolaise au public burkinabè tout en partageant des valeurs communes», a-t-il écrit.

Pour lui, le cinéma est perçu comme un vecteur puissant de ce partage : « il reflète les réalités sociales, stimule le dialogue et favorise la mutualisation des valeurs sociales entre communautés ».

« Parmi les autres effets escomptés figurent : le renforcement de l’identité et des liens panafricains ; la mise en valeur des patrimoines burkinabè et congolais et le dialogue entre traditions (musique, danse, artisanat, cuisine, textiles) ; la fierté et le sentiment d’appartenance renforcés chez les diasporas et les jeunes ; une meilleure circulation des artistes et l’essor de coproductions, résidences croisées et tournées partagées ;(…)», a rapporté la source

Une filière transnationale de coproduction culturelle entre la RDC et le Burkina Faso

Vue de la projection du film « L’Afropeen la Ngungoise ».

S’agissant des projets communs proposés, M.Paulin Mare a fait savoir que le programme “Ponts Culturels Burkina–RDC: Jeunes, Culture et Numérique” ambitionne de créer une filière transnationale durable de coproduction culturelle et d’inclusion des jeunes, en s’appuyant sur les arts, l’éducation sociale et financière et les outils numériques.

« Ce projet prévoit aussi des ateliers scolaires et parascolaires, du mentorat par des artistes, et des actions de cohésion sociale ciblant notamment les populations déplacées, les femmes et les jeunes sans emploi», a révélé l’acteur culturel.

A en croire la même source, la projection‑débat de L’Afropeen la Ngungoise a offert au public burkinabè l’occasion d’échanger avec des intervenants sur les thèmes identitaires, la diaspora, l’adoption et les défis sociaux contemporains.

« La Nuit du Faso 2026 s’affirme ainsi comme une plateforme de rencontre et de partage entre artistes, acteurs culturels et citoyens, et comme une vitrine pour des initiatives qui lient culture, développement et solidarité internationale», a laissé entendre l’organisateur.

La Nuit du Faso est née comme un projet de cohésion sociale et de vivre‑ensemble. Le thème retenu pour 2026 fut l’inclusion, avec un accent sur la solidarité internationale et l’amitié entre les peuples, notamment avec la Belgique.

Le film L’Afropeen la Ngungoise de Pitchou Matousilua raconte le parcours initiatique de Waso, adopté en Belgique, qui retourne à 35 ans en RDC pour chercher ses racines. Ce film, riche en émotions, vient témoigner des réalités sociales et identitaires partagées par les peuples africains et leurs diasporas.

Tandis que la cinéaste Delphine Yerbenga aborde les réalités sociales avec force et sensibilité, mettant en lumière les valeurs de solidarité, de résilience et de dignité.

ACP/M/I

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet