Kinshasa : la formation des jeunes artistes sur les notions des droits d’auteur recommandée

Kinshasa, 13 septembre 2026 (ACP).- La formation des jeunes créateurs sur les notions des droits d’auteur a été recommandée par un opérateur culturel congolais lors d’un panel organisé samedi dans le cadre de la 7ème édition duSalon Africain de la Bande dessinée et de l’autre musik(Sabdam), à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Je pense que même à notre niveau ici, nous devons travailler là-dessus, en organisant des ateliers par exemple avec les jeunes artistes pour leur expliquer comment, dans ce domaine, ils peuvent connaître leurs droits », a déclaré Robert Suraki, écrivain et expert culturel basé au Canada.

Ce panel, axé sur la professionnalisation du métier d’écrivain et la viabilité économique de l’œuvre littéraire, a réuni auteurs, éditeurs et opérateurs culturels autour d’un thème lié à la chaîne du livre et à la rémunération de l’auteur.

Selon lui, l’ignorance des droits d’auteur constitue l’un des principaux freins à la professionnalisation et empêche les créateurs de vivre de leur art.

Des thématiques pour un dialogue avec le lecteur

S’agissant du contenu, l’intervenant a invité les auteurs à s’ouvrir à des thématiques d’actualité et de société, pour mieux capter le jeune lectorat.

« Il faut aussi travailler sur les thèmes et les thématiques. Moi je dis toujours que ça doit être un dialogue entre le lecteur et l’artiste. Il y a des thèmes comme l’environnement, la relation intergénérationnelle, qui touchent les gens et qui intéressent beaucoup les jeunes », a-t-il expliqué.

« Au-delà de ce que je fais, je suis aussi auteur. Je sais qu’il faut travailler dans ce sens-là et c’est très important. C’est vraiment par rapport à là où j’habite. Ce sont des thèmes qui touchent et qui intéressent », a dit Suraski.

La caution de l’État pour créer une industrie

L’écrivain a, enfin, insisté sur la nécessité d’un accompagnement institutionnel pour structurer le secteur.

« Je crois qu’il est aussi temps qu’au niveau des institutions, il y ait vraiment une caution de l’État. Ça manque beaucoup ici chez nous parce que d’où je viens, les arts sont très soutenus, très soutenus », a-t-il soulevé.

« Moi-même je suis directeur général d’un organisme et j’appuie beaucoup les artistes. S’il y a un produit de l’amelavec un autre organisme et d’autres partenaires, c’est important. Pour le bien du pays, il faut qu’il y ait une caution morale d’abord, politique et puis après, revenir à la création pour qu’on arrive vraiment à créer une industrie », a-t-il conclu.

ACP/ STJ (SP)

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