Kinshasa, 13 septembre 2026 (ACP).–L’accompagnement de la mise en œuvre de la politique culturelle de la République démocratique du Congo (RDC) a été au menu d’une rencontre à Kinshasa entre la ministre congolaise de la culture et la Représentante a.i. de l’UNESCO en RDC, selon un communiqué consulté dimanche par l’ACP.
« Mme Fatimata Barry, Représentante a.i. de l’UNESCO en RDC a été reçue en audience par Mme Yolande Elebe Ma Ndembo, Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine. La poursuite de l’accompagnement de l’UNESCO pour la mise en œuvre de la politique culturelle de la RDC était au cœur des échanges entre le membre du gouvernement congolais et le partenaire international», a-t-on lu.
Au cours de cette rencontre, renseigne le document, les deux personnalités ont également accordé une attention particulière sur la question de l’identification et de l’inscription d’éléments du patrimoine culturel immatériel, notamment les savoirs et savoir-faire Kuba à travers le tissage. « L’objectif est de mieux documenter, protéger et transmettre ces pratiques qui font partie du patrimoine vivant du pays », a signifié la source.
La Ministre Yolande Elebe et Fatimata Barry ont poursuivi leurs échanges sur le renforcement des capacités des acteurs culturels, afin qu’ils disposent de meilleurs outils pour préserver, promouvoir et faire vivre ce patrimoine.
« À travers cet accompagnement, l’UNESCO réaffirme son engagement aux côtés de la RDC pour que la richesse culturelle du pays continue de vivre, de se transmettre et de contribuer au développement des communautés », a indiqué le communiqué.
Il y a une année depuis que le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait promulgué l’ordonnance-loi n°25/030 du 12 mars 2025, portant principes fondamentaux relatifs à la culture et aux arts : « Politique culturelle en RDC »
Ces textes constituent un arsenal juridique majeur pour la réglementation et le développement du secteur culturel.Sa ratification par l’Assemblée nationale marque un tournant décisif et ouvre la voie à des réformes concrètes, notamment sur le « financement accru des institutions culturelles, la valorisation des droits des artistes, la création de centres culturels provinciaux et l’intégration de l’art dans l’éducation nationale».
Malgré l’application de la politique culturelle connaît quelques difficultés sur terrain faute de moyens, la société civile du secteur soutient une avancée significative dans le cadre du renforcement de la protection des créateurs. Car, l’existence de cette loi témoigne non seulement la bonne volonté du gouvernement mais aussi son engagement fort en faveur de la promotion des industries culturelles et créatives en RDC.
ACP/JD

