Kinshasa, 29 août 2026 (ACP).- l’art a été présenté comme un moyen de transmission de la mémoire du « Genocost », dans une cérémonie d’exposition rendant hommage aux victimes des crimes internationaux perpétrés en République démocratique du Congo, organisée vendredi au site Mémorial à Kinshasa, capitale du pays.
« La cérémonie organisée au site Mémorial du génocide est consacrée à l’exposition placée sous le thème « L’art comme forme de transmission de la mémoire du génocide ». La rencontre vise à rendre hommage notamment aux victimes, à leurs familles et aux survivants, tout en réfléchissant au rôle de l’art dans la transmission de leur mémoire aux générations futures », a fait savoir Benjami Mbenga, artiste peintre congolais.
« L’objectif central de cette exposition est de faire de l’art un moyen de préserver, transmettre et comprendre la mémoire du génocide, dans un esprit de respect envers les victimes et les survivants », a-t-il ajouté.

L’artiste a présenté son exposition comme un parcours de mémoire consacré aux victimes de violences, à la résilience des survivants et à la transmission de leur histoire.
À travers plusieurs œuvres, notamment ‘‘la survivante’’, ‘‘la résilience d’une mère’’, ‘‘l’enfant qui porte la mémoire’’, ‘‘mémoire debout’’ et ‘‘les regards qui n’oublient pas’’, le peintre a cherché à redonner une présence symbolique aux personnes victimes de violences.
Dans la série « Ancêtre bibliothèque », l’artiste a considéré les visages humains comme des archives vivantes, où les rides, les yeux et la peau portent les traces d’une histoire qu’il ne faut pas effacer.
« Mon message repose sur trois idées essentielles : se souvenir, ne jamais répéter les violences et commencer à guérir », a-t-il souligné.
Selon lui, la résilience ne doit pas servir à banaliser les souffrances, mais plutôt à la justice, à la réparation et à la paix.
Il a, par ailleurs expliqué que la mémoire des victimes ne doit pas rester limitée aux familles concernées. Elle doit devenir une mémoire commune et une conscience collective, afin que les générations futures héritent d’un engagement en faveur de la dignité et de la paix.
Concluant, Benjamin Benga a remercié le Fonarev pour son accompagnement et a invité le public à ne pas seulement regarder des œuvres d’art, mais à regarder l’histoire en face, car tant que la mémoire demeure vivante, les victimes ne disparaissent pas. ACP/Nd/LZN

